"Comme dans le réel, il y a, dans Baron Noir, l’explosion du clivage gauche-droite"

Eric Benzekri et Jean-Baptiste Delafon, créateurs et scénaristes de la série Baron Noir

Éric Benzekri et Jean-Baptiste Delafon, créateurs et scénaristes de la série télévisée Baron Noir, étaient les invités du 10h-12h sur Sud Radio.

Début de la saison 2 de Baron Noir, la série politique de Canal +, ce lundi soir. Après une première saison saluée par la critique et les téléspectateurs, les scénaristes Éric Benzekri et Jean-Baptiste Delafon étaient les invités du 10h-12h sur Sud Radio.

"Comme dans le réel, il y a, dans Baron Noir, l’explosion du système ancien et, en premier lieu, du clivage gauche-droite, ont-ils expliqué. Certains personnages tentent de sauvegarder ce vieux clivage et d’autres veulent l’envoyer à la poubelle."

Cette contradiction entre l'idéalisme et le cynisme, c'est inhérent à la vie politique. C'est ça qu'on a essayé de faire vivre au spectateur au plus près

Comme dans la saison 1, la série tourne autour du personnage interprété par Kad Merad, homme politique socialiste qui va tenter de se remettre de ses déboires judiciaires, mais aussi du personnage de l'actrice Anna Mouglalis.

"Le but du jeu était de montrer les deux faces, parce que c’est un milieu très concurrentiel, très dur, encore plus pour les femmes que pour les hommes, comme tous les milieux, ont expliqué les scénaristes et créateurs de la série. Cette zone de tension entre l’idéalisme et le cynisme, les jeux d’appareils, c’est inhérent à la vie politique. C’est cette contradiction entre les deux phénomènes qu’on a essayé de faire vivre au spectateur au plus près."

 

Un projet qui a tout de suite rencontré l'adhésion de la chaîne : "Canal avait, depuis longtemps, envie de faire une série politique. La question était l’équilibre entre la politique, la vie privée. On a toujours pensé que la France était un pays très politique, c’est elle qui a inventé la politique moderne depuis 1789 et il se trouve qu’à chaque campagne électorale, il y a un engouement, on ne parle que de politique. C’est pareil pour la série, ça a accroché. Ils nous ont beaucoup aidé à trouver le bon angle au début, dans la saison 1. C’était vraiment un travail très intéressant qu’on a mené avec eux, en collaboration étroite. Après, ils nous ont vraiment laissé les mains totalement libres. Il faut les en remercier, parce que c’est quand même touchy ce qu’on fait. Ils nous ont aidé, ils nous ont encouragé."

Écoutez la première partie, consacrée aux médias, de l'émission Le 10h-12h, présentée par Valérie Expert

 

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