Airbus : "Les jeunes seront ceux qui risquent d'être les plus menacés par des licenciements"

Pour le nouveau gouvernement et la nouvelle ministre du Travail, Elisabeth Borne, un dossier brûlant est sur la table : le plan de restructuration chez Airbus, avec 5.000 postes supprimés en France dont plus de 3.700 à Toulouse. Les négociations ont commencé avec les syndicats et pour mettre la pression, ils entament les premières actions.

Pour le nouveau gouvernement, un dossier brûlant est sur la table : le plan de restructuration chez Airbus. © AFP

Reportage de Christine Bouillot pour Sud Radio

 

"Nous comptons peser dans les négociations pour sauver un maximum de postes"

C'est une première depuis 2008 et le "plan Power 8", tous les salariés d'Airbus à Toulouse sont appelés à débrayer mercredi 8 juillet pendant 1h30, pour mener une marche depuis les sites d'assemblage vers les fenêtres de la direction de l'avionneur à Blagnac. Les trois principaux syndicats : FO, CFE-CGC et CFTC, sont à l'origine de cette première mobilisation. Une autre suivra le lendemain, à l'appel de la CGT.

"Nous comptons peser dans les négociations pour sauver un maximum de postes, porter l'inquiétude des salariés, interpeller la direction et le gouvernement" assure Françoise Vallin, déléguée CFE-CGC d'Airbus.

 

 

"Faire partir un maximum de gens dans des mesures d'âge, qui permettront de sauver un maximum d'emplois de jeunes"

Une manière aussi de mettre le gouvernement devant ses responsabilités : "on aura besoin de son soutien. Il y a déjà des mesures qui ont été prises reconnaît Françoise Vallin, mais elles sont de très court terme. Faire partir un maximum de gens dans des mesures d'âge, qui permettront de sauver un maximum d'emplois de jeunes, parce que ce seront eux qui risquent d'être les plus menacés par des licenciements".

Objectif prioritaire pour les syndicats : éviter tout départ contraint, ce qu'Airbus n'a jamais fait ces 20 dernières années.

 

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