Les coulisses de la politique

L'edito politique - Béatrice Houchard

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Graphique sondage

Coupables de n'avoir prédit ni la victoire de François Fillon à la primaire de la droite, ni celle de Donald Trump à la présidentielle américaine, la cote de popularité des sondages est en berne. Le Parisien a même décidé de ne pas en commander pendant la campagne présidentielle qui s'ouvre. L'édito politique de Béatrice Houchard, de l'Opinion.

On ne sait plus par quel bout prendre les sondages, qui ont du plomb dans leur réputation, en France comme ailleurs. Tout le monde se pose cette question.Et les réponses sont différentes. Le Parisien, grand consommateur qui en faisait souvent sa Une ne fera pas de sondage pendant la présidentielle. Il commentera les sondages des autres, ça revient à peu près au même et ça coûte moins cher.D’autres continueront comme avant, comme le Figaro qui avait hier un titre plutôt affirmatif à partir d’un sondage qui annonçait Arnaud Montebourg vainqueur face à Manuel Valls.Ce ne sont pas des pronostics, mais des images de l’opinion à un moment précis. Là, on est encore avant les débats de la primaire de la gauche, on verra s’ils changent les choses. Il faut regarder, surtout, le nombre de personnes interrogées. Quand on regarde les sondages ces jours ci sur la primaire de la gauche, on voit qu’ils sont faits sur 8000 personnes, mais seulement 500 sures d’aller voter. Et ça, ce n’est pas très sérieux.Arrêter de faire des sondages est idiot voire démago. Les publier sans précaution est risqué. Il ne faut pas prendre que les sondages pour analyser la vie politique. C’est un élément parmi d’autres. Ecoutez l'édito politique de Béatrice Houchard, de l'Opinion, dans le Grand Matin Sud Radio
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