Les coulisses de la politique

L'edito politique - Denis Jeambar

Marine Le Pen
© PHILIPPE HUGUEN / AFP

La présidente du Front national, après plusieurs semaines de retrait, est très présente depuis le début de l'année. Le résultat d'un tassement dans les sondages depuis la victoire de François Fillon à la primaire de la droite.

Marine Le Pen et son entourage avaient annoncé qu’elle n’entrerait en campagne qu’en février, mais depuis quelques jours, on la voit de partout.On a l’impression d’un taureau qui veut entrer dans l’arène. Elle est impatiente, se retient depuis des mois et des mois pour travailler à son programme.Elle a précipité son entrée en campagne parce qu’elle voit l’évolution des sondages. Depuis la victoire de Fillon, il y a un vrai tassement de son score au premier tour. Avant, elle arrivait souvent en tête et maintenant, elle serait plutôt en 2e position, voire éliminée dans l’une des hypothèses.

Un repli, pas un effondrement

Ce n’est toutefois qu’un repli, pas un effondrement. Dans toutes les élections intermédiaires, le FN est le premier parti de France. Marine Le Pen a un socle extrêmement solide et sans doute, ce qu’elle a perdu, c’est une partie de cet électorat de droite tenté par le FN qui se retrouve dans le discours de Fillon.Elle a aussi des arguments. L’une des clés de cette campagne sera la question européenne. On voit bien qu’elle s’est emparée de cette question en disant non à l’euro et en prônant un repli identitaire, un protectionnisme et même quasiment une sortie de l’Euro. Elle prend appui sur ce que fait Trump aux Etats-Unis.Les tenants de l’Europe devraient avoir un discours clair, définir un horizon, un avenir pour que les gens retrouvent un peu de désir européen.Ecoutez l'édito politique de Denis Jeambar dans le Grand Matin Sud Radio
prochain rendez-vous
Vos réactions sur cet article
Vous devez être connecté pour réagir
Les rubriques Sudradio