Père Thierry Magnin : "nous attendrons que la justice soit faite"

Le procès de l’ex-père Preynat, accusé d'agressions sexuelles sur mineurs, s'ouvre le 13 janvier 2020.

Le père Bernard Preynat exerçait dans la paroisse de Sainte-Foy-lès-Lyon. © AFP

Pour en parler, le père Thierry Magnin, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, était l'invité de Patrick Roger le 13 janvier 2020 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"Il faut que la justice aille jusqu’au bout"

"Enfin ce procès a lieu. Nous attendrons bien sûr que la justice soit faite. Ces drames, c’est terrible, il faut le dire. Ces terribles affaires nécessitent que toute la justice et toute la transparence soient faites. C’est bien sûr notre attente.
Quand il s’agit de la justice civile, nous n’avons pas de commentaire à faire sur la manière dont elle est menée. Nous faisons confiance à la justice, et il faut qu’elle aille jusqu’au bout", a déclaré le père Thierry Magnin.

"Il y a un changement profond d’attitude"

"C’est la transparence la plus forte possible. Et là, il y a une très grande évolution, je pense. Cette transparence-là est un énorme chantier. Il y a encore du travail à faire, mais vraiment, il y a un changement profond d’attitude.

Il y a tout un travail de mémoire. Et il y a aura certainement des lieux pour faire mémoire pour que cela ne se reproduise plus. Je pense que l’Église a pris et prend les moyens qu’il faut, avec l’accompagnement des coupables notamment. L’aspect financier [l’indemnisation des victimes de prêtres pédophiles, Ndlr] n’est qu’un élément parmi d’autres", a estimé le père Thierry Magnin.

Chanson de Frédéric Fromet : "les repères qui sont proposés doivent être respectés"

Interrogé sur la chanson soi-disant humoristique sur Jésus-Christ que France Inter a diffusée le 10 janvier 2020, le père Thierry Magnin a déclaré : "lorsqu’on touche comme ça aux éléments forts de la religion, et en particulier à la personne de Jésus, on vient toucher aux éléments clés de la société d’aujourd’hui. Je pense que nous n’avons pas besoin de plus de perturbations dans une société qui cherche souvent des repères désespérément. Les repères qui sont proposés doivent être respectés, me semble-t-il, profondément. Il en va de la bonne santé de l’ensemble de la population, quels que soient nos choix et dans la grande liberté des uns et des autres évidemment".

 

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