Hervé Banbanaste : "Pourquoi ne nous a-t-on pas prévenus de la dangerosité du Covid-19 ?"

"Il faut des investigations, il faut savoir ce qui s’est passé et quelles ont été les décisions", a estimé Maître Hervé Banbanaste, avocat au barreau de Lyon, alors que le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête sur la gestion de la crise du coronavirus. Elle vise principalement les délits de "mise en danger de la vie d’autrui", d’"homicides et blessures involontaires" et de "non-assistance à personne en péril".

Hervé Banbanaste, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, à 8h10, dans "C'est à la une". © AFP

Maître Hervé Banbanaste, qui assiste l’Association de Victimes pour l'Assistance Indemnisation Covid-19 (AVAIC 19), était l'invité de Patrick Roger le 10 juin 2020 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"Il faut des investigations"

"C’est une nouvelle totalement logique, il fallait qu’une enquête soit ouverte. Il faut des investigations, il faut savoir ce qui s’est passé, quelles ont été les décisions, et si ces décisions ont été prises dans l’intérêt général.

Plusieurs types de procédures vont être diligentées. La première, c’est le Parquet de Paris qui vient d’ouvrir une enquête préliminaire. Cela va peut-être aboutir sur une information judiciaire. Le deuxième type de procédure, c’est la Cour de justice de la République, qui est compétente pour juger les membres du gouvernement en exercice. Enfin, vous avez une commission d’enquête parlementaire, qui devrait commencer ses travaux après les élections."

 

"Nous voulons savoir ce qui s’est passé"

"L’Association de Victimes pour l'Assistance Indemnisation Covid-19 est présidée par une candidate aux élections municipales. Cette candidate a contracté le Covid-19, ainsi qu’une vingtaine de membres de sa liste. Nous voulons savoir comment cette crise a été gérée et si les bonnes décisions ont été prises. L’objectif n’est pas de rechercher des responsabilités, il est de savoir ce qui s’est passé.

Je pense que ces procédures dureront des années parce que c’est compliqué juridiquement et scientifiquement. La question que je pose est : pourquoi ne nous a-t-on pas prévenus ? Le pouvoir politique doit s’expliquer et nous dire quelles étaient les informations qu’il avait à sa disposition. Vous avez les déclarations de la ministre de la Santé de l’époque qui, au journal Le Monde, a dit que le premier tour des élections municipales posait problème. Nous voulons en savoir plus", a fait savoir Hervé Banbanaste.

 

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