500 fêtards dans un hangar à Marseille : "pas des voyous, mais des jeunes ayant envie de se lâcher"

Bruno Bartocetti, policier, responsable du syndicat Unité-SGP de la Zone Sud (Occitanie, PACA, Corse), était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 14 décembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Pas moins de 500 fêtards s’étaient rassemblés dans un hangar à Marseille, dans la nuit du 12 au 13 décembre, chacun ayant déboursé 150 euros pour deux entrées avec alcool. Une fête clandestine organisée en toute illégalité dans une grande salle du 14e arrondissement, les organisateurs ayant loué les lieux en prétendant devoir entreposer des marchandises.

 

"On ne peut pas venir à 500 policiers"

Sur de telles situations, "il faut intervenir avec beaucoup de sang-froid et de professionnalisme, explique Bruno Bartocetti, policier, responsable du syndicat Unité-SGP de la Zone Sud (Occitanie, PACA, Corse). Quand vous avez 500 personnes autour de vous, ce qui compte, c’est de faire cesser l’infraction. On ne peut pas venir à 500 policiers pour interpeller 500 personnes !"

"Ce qui va être important, c’est le suivi de l’enquête, estime Bruno Bartocetti. De pouvoir cibler le ou les organisateurs de cette fête. C’est inadmissible, dans la crise sanitaire que nous traversons, que l’on puisse organiser de de telles fêtes clandestines." N’y a-t-il pas eu de rébellion au moment d’intervenir ? "C’est extrêmement délicat. Il peut y avoir un phénomène de foule, nous sommes souvent victimes de ce genre de situation. Mais en face de nous, nous n’avions pas des voyous, mais des jeunes qui avaient envie de se lâcher. Ils étaient pour beaucoup sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants. C’est pour cette raison que l’on a pu travailler proprement."

 

Un redéploiement des gendarmes et policiers

Les policiers ont-il distribué beaucoup d’amendes à 135 euros ? "Il y en a eu quelques-unes de relevées, mais si l’on avait maintenu les 500 personnes, cela aurait pris des heures et aurait pu dégénérer, précise le policier. Nous allons vraiment travailler sur l’organisateur de cette fête. L’enquête va être minutieuse." Le propriétaire du hangar a déclaré ne pas savoir qu’il avait été loué pour une fête. "J’ai d’autre informations, selon lesquelles ce ne serait pas la première fois dans ces lieux. C’est l’enquête qui le déterminera."

Redoute-t-il les soirées pendant les fêtes de fin d'année, et notamment la soirée de la Saint-Sylvestre ? "Oui, juge le responsable du syndicat Unité-SGP de la Zone Sud. C’est pour cette raison qu’il y aura un redéploiement des forces de l’ordre, gendarmes et policiers. En période de fêtes, il peut aussi y avoir des débordements, des violences urbaines, des violences conjugales, des tapages nocturnes."

 

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