La cuve de l’EPR de Flamanville a été validée mercredi par l’Autorité de sûreté nucléaire. EDF devra néanmoins changer le couvercle d’ici la fin 2024. 

L’EPR de Flamanville pourra démarrer comme prévu fin 2018. L’Autorité de sûreté nucléaire a validé mercredi la cuve de l’EPR mais demande à EDF de changer le couvercle d’ici la fin 2024. Selon le gendarme du nucléaire, les caractéristiques mécaniques du fond et du couvercle sont "suffisantes (...) y compris en cas d'accident", mais les anomalies détectées constituent "une diminution des marges" de sécurité qui nécessite des contrôles adaptés et un changement du couvercle, a écrit l’ASN dans un communiqué. 

Sept ans pour construire un nouveau couvercle

EDF devra donc mettre en œuvre "des contrôles périodiques supplémentaires afin de s'assurer de l'absence d'apparition ultérieure de défauts", demande le gendarme du nucléaire. Si ces contrôles sont "réalisables" sur le fond de la cuve, leur "faisabilité" sur le couvercle "n'est pas acquise", et il ne peut donc "être utilisé que pour une durée limitée", fixée à fin 2024, a précisé le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet, lors d'une conférence de presse. Cette position préliminaire de l'ASN sera soumise à plusieurs consultations et le gendarme du nucléaire rendra son avis définitif "en octobre 2017", précise-t-il.

Une concentration excessive en carbone avait été détectée fin 2014 sur l'acier du fond et du couvercle de la cuve, affaiblissant potentiellement leur résistance, alors que la cuve est un équipement capital dans le confinement de la radioactivité d'un réacteur. 

EDF et Areva ont déjà pris les devant, en passant une commande en ce sens à un groupe japonais, dans l'optique de fabriquer un nouveau couvercle, ont indiqué à l'AFP des sources concordantes. Le délai de 2024, fixé par l'ASN correspond au temps qu'estime nécessaire le gendarme du nucléaire pour fabriquer ce nouveau couvercle, soit "de l'ordre de sept ans".

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