J-F. Guihard: "Depuis avril, on a senti une montée générale de la violence contre les boucheries"

Les boucheries sont de plus en plus souvent la cible d'attaques
© Philippe HUGUEN / AFP

Jean-François Guihard (Président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie et traiteurs) était ce mardi l'invité de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h.

Les boucheries subissent de plus en plus d'attaques de la part de groupuscules vegans. Ainsi, dans les Hauts-de-France, pas moins de 9 boutiques ont été aspergées de faux sang au mois d'avril et des incidents ont également été recensés en Occitanie et à Angers, selon l'interprofession. Des représentants des bouchers et charcutiers ont été reçus ce mardi au ministère de l'Intérieur pour dénoncer ces attaques dont ils se disent victimes.

"Des poissonneries et des fromageries ont aussi été attaquées"

Présent au sein de cette délégation, Jean-François Guihard (Président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie et traiteurs) nous a détaillé le contenu des échanges durant cette visite. "Nous avons été reçus pendant plus d'une heure par les conseillers du ministre, aussi bien la gendarmerie que la police. Nous avons deux revendications importantes : tout d'abord, l'arrêt de l'impunité ! On voit que les actes malveillants se multiplient", a-t-il d'abord expliqué, précisant par ailleurs qu'une "rencontre" allait avoir lieu avec "les services de la préfecture et de la police" pour peut-être organiser "des rondes de la gendarmerie" en "centre-ville". "Il y a les boucheries bien sûr mais on a eu des poissonneries et des fromageries d'attaquées", a-t-il également ajouté.

"Depuis le début d'année, une cinquantaine de boucheries sont visées principalement par des tags avec du faux sang sur les vitrines ou les trottoirs et, depuis avril, on a bien senti une montée générale de la violence", a-t-il encore insisté, rappelant que la majorité des "artisans-bouchers (étaient) propriétaires de leur magasin" et qu'ils avaient bien souvent investi "toutes leurs économies" dans leur commerce.

>> Retrouvez l'intégralité du podcast de l'interview :

 

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