Sondage : la classe politique paie la crise des Gilets Jaunes

Le gouvernement pose pour la photo officielle ©THOMAS SAMSON - AFP
©THOMAS SAMSON - AFP

Dans le tableau de bord des personnalités politiques Ifop-Fiducial pour Sud Radio et Paris Match du mois de décembre, 39 des 50 personnalités politiques testées voient leur popularité baisser. La traduction chiffrée de la défiance à l'égard du monde politique exprimée par les Gilets Jaunes.

Sale temps pour la Macronie. Dans le dernier tableau de bord des personnalités politiques Ifop-Fiducial pour Sud Radio et Paris Match du mois de décembre, aucun des ministres du gouvernement ne voit sa popularité progresser.

Pire, sur les 12 personnalités du gouvernement testées, 11 voient leur popularité décliner, le plus important étant le Premier ministre, Édouard Philippe, qui perd 11 points en un mois pour arriver à 39 % d'opinions positives. 3e du classement le mois dernier, il chute à la 11e place.

Seule Muriel Pénicaud parvient à se stabiliser, à 22 % d'opinions favorables.

Si l'on rajoute Emmanuel Macron, qui chute de 6 points à la 29e place, avec 26 % d'opinions positives et Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, en chute de trois points à la 39e place, la popularité des membres de la majorité paie de plein fouet la crise des Gilets Jaunes.

Mais la défiance à l'égard du monde politique ne s'arrête pas à la majorité. Sur les 50 personnalités politiques testées, 39 voient leur popularité baisser, parmi lesquelles Alain Juppé, Bernard Cazeneuve, Gérard Collomb, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Benoît Hamon, Anne Hidalgo ou encore François Hollande.

Et ils ne sont que 5 à progresser. François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Éric Ciotti. Un progrès limité puisqu'ils ne gagnent qu'un point, à l'exception de Nicolas Sarkozy qui en gagne deux et qui, avec 41 % d'opinions favorables, intègre le top 10 des personnalités politiques préférées des Français.

Malgré le fait que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen tirent leur épingle du jeu, la tendance n'est pas non plus au basculement populiste. En cas de nouveau duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, le président de la République, malgré les difficultés actuelles, récolterait encore la préférence de 52 % des personnes interrogées, contre 32 % pour Marine Le Pen, 15 % des sondés refusent de choisir l'un ou l'autre des candidats.

En revanche, en cas de duel entre Emmanuel Macron et Ségolène Royal, c'est l'ancienne ministre et candidate à l'élection présidentielle de 2007 qui l'emporterait, avec 59 % des gens qui lui accordent sa préférence, contre 33 % au chef de l'État.

Sondage réalisé par téléphone du 7 au 8 décembre 2018, auprès d'un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus

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