éditorial

L'édito de Michaël Darmon

A propos...

Journaliste au service économie et politique de TF1 de 1990 à 1993, il est le correspondant de la RTBF à Jérusalem de 1992 à 1993. En 1994, il entre à France 2, au sein du service politique. Il suit l...
Michaël Darmon
Politique

Quel visage pour l'Assemblée nationale dimanche soir ?

L'assemblée nationale devrait radicalement changer dimanche après le second tour des élections législatives
L'assemblée nationale devrait radicalement changer dimanche après le second tour des élections législatives © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

La campagne pour le second tour des élections législatives se termine vendredi. Pour La République en Marche, tous les espoirs sont permis avec 500 candidats qualifiés. En face, il faudra attendre dimanche pour savoir qui prendra le tête de l'opposition. 

Dernier jour de la campagne des élections législatives avant le second tour dimanche ou, au choix, huitième tour de cette très longue séquence électorale. Selon un sondage, les Français, impressionnés par le résultat du premier tour, seraient 61 % à souhaiter freiner l’ampleur de la majorité En Marche. En tout, 500 candidats En marche sont qualifiés pour le deuxième tour dimanche, c’est dire l’ampleur du défi référendaire pour Emmanuel Macron qui pourrait voir ce raz-de-marée confirmé. 

À droite, on redoute l’effet des duels, où il n’existe pas de réserve de voix, et l’effet de la participation car les abstentionnistes étaient surtout du côté des opposants à Emmanuel Macron. Mais le sentiment que c’est gagné peut aussi démobiliser les électeurs pro-gouvernementaux. Donc on table sur une cinquantaine de députés en fourchette basse et une centaine en fourchette haute. Autre enjeu : les candidats qui n’ont pas l’étiquette LR mais qui sont de droite siégeront-ils à l'Assemblée ?. 

Au Parti socialiste, on se demande tout simplement s’il sera possible d’avoir un groupe. Il y a neuf candidats qui n’ont pas de Marcheurs contre eux, mais aussi des candidats PRG. Autre question : si Manuel Valls est élu, où siégera-t-il ? En coulisse, on comprend déjà qu’il démarche pour diriger un éventuel groupe, mais voudra-t-on de lui ? Enfin le MoDem va renaître de se cendres et table sur une cinquantaine de députés, mais pour quoi faire ? Car si la majorité absolue existe sans le parti de François Bayrou, ce sera au fond un hologramme. 

Dans Front national divisé, le nombre de députés sera également primordial. Si uniquement Marine Le Pen entre à l’Assemblée, avec un ou deux autres députés, ça sera très compliqué pour être la voix de l’opposition. Même question pour la France insoumise : combien de députés au final ? Pour les réponses, il faudra attendre dimanche soir. 

Mais au-delà de cette élection, vous savez que chez Emmanuel Macron il y a une consigne : toujours avoir un coup d’avance. Une élection peut donc en cacher une autre. Le Sénat est dans le viseur d’En Marche et des sénateurs veulent donc créer un groupe de majorité présidentielle. Ils sont potentiellement une trentaine avec à la manœuvre François Patriat. Au Sénat, on dit qu’il y a de bonnes bases pour la droite mais rien n’empêche de faire des listes En Marche et de voir ce que ça donne. Quand on veut créer un grand parti, il faut avoir des candidats dans toutes les élections, a fortiori au pouvoir. 

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