Marc Fesneau : "Ne nous servons pas de la loi pour faire des symboles"

Marc Fesneau
Marc Fesneau était interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio le 14 février 2019 à 7h40. DR

Marc Fesneau, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, était l’invité politique de Patrick Roger le 14 février 2019 sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

À quoi sert un ministre chargé des relations avec le Parlement ? "Je ne suis pas là pour calmer les grognes, explique Marc Fesneau au micro de Patrick Roger. Je suis là pour que le travail se déroule dans de bonnes conditions, que le débat se noue, que l’on ait des controverses, respectueuses. Il faut aussi faire en sorte que le travail de co-construction législatif soit plus abouti entre gouvernement et parlementaires. Je pense qu’il ne faut jamais laisser un débat sous le tapis".

Le formulaire Parent 1- Parent 2 pas du ressort de la loi

Justement, dans le cadre du projet de loi Écoles, l’amendement remplaçant les mentions "père" et "mère" par "parent 1" et "parent 2", adopté contre l’avis du gouvernement, suscite une bronca. " Si j’avais été parlementaire, je n’aurais pas voté cet amendement, confie Marc Fesneau. Je ne suis d'ailleurs pas sûr que cela relève de la loi de décider ce que l’on met dans un formulaire… Sur ces débats-là, il il faut faire des choses assez simples. Essayer de faire passer des messages d’une autre nature au travers de la loi, je trouve que c’est contre-productif. Le travail parlementaire se poursuivra. Il ne faut pas essayer, au travers de la loi, de porter des messages plus collectifs. Ne nous servons pas de la loi pour faire des symboles. Les lois sont faites pour être utiles et applicables. Ce n’est pas un sujet central. C’est regrettable car, sur ce texte-là, on ne m’interroge que sur la formulation d’un formulaire".

Faire la chasse aux passoires thermiques

Quid du retour de la taxe carbone ? L’hypothèse vient d’être écartée par le Premier Ministre. "Il faut éviter de dire à chaque fois que c’est la taxe qui est la direction politique, estime le ministre chargé des Relations avec le Parlement. Le gouvernement s’est engagé sur l’idée de pas faire peser plus la pression fiscale sur les citoyens. J’ai lu tribune des députés, elle dit aussi qu’il faut faire en sorte que l’écologie ne soit plus vue comme punitive. Si le message est juste que l’on rajoute une charge, je ne suis pas sûr qu’il soit très audible. Rien ne serait pire que croire qu’il n’y a pas besoin d’efforts collectifs pour sortir de notre dépendance au carbone, mais je ne suis pas sûr que l’outil fiscal soit le seul pour opérer les transitions. La priorité, c’est le logement, c’est là où la capacité d’économies d’énergie est la plus grande. Le vrai sujet, ce sont les passoires thermiques".

 


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