Leïla Chaibi (LFI) : "notre objectif est d'arriver troisième"

Invité politique
Leila Chaibi interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio, le 22 Mai à 7H40.

Leïla Chaibi, candidate aux élections européennes pour la France insoumise (n°3 de la liste), était l’invitée politique de Patrick Roger le 22 Mai sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Pourquoi le vote de colère ne semble pas se tourner vers La France Insoumise ? "Une européenne est une élection à laquelle nous avons du mal à mobiliser, semble loin des préoccupations quotidiennes, reconnaît Leïla Chaibi. On essaie de montrer que les politiques contestées ces derniers mois dans la rue sont liées à des choix faits à l’échelle de l’Europe. Mais je peux comprendre les gens qui disent 'à quoi bon aller voter'. C’est le jour de la fête des mères, mais chaque voix en moins, c’est un cadeau pour Macron et l’extrême droite."

Changer les traités européens

Quelle Europe propose LFI ? "Nous voulons une Europe de la justice fiscale, de la justice sociale et des services publics. On est dans une Union européenne qui aujourd'hui organise l'évasion fiscale. Il y a 80 à 100 milliards d’euros qui échappent aux caisses de l’État chaque année. Cet argent aujourd'hui de l'évasion fiscale permettrait de construire 2.300 hôpitaux, c’est 6 millions de places en université !"

Par ailleurs, "pour sortir de la règle des 3%, nous sommes la seule liste qui veut changer les traités européens." Frexit ? "Pas du tout ! La France n’est pas n’importe qui en Europe. On est un pays qui pèse et peut mener un rapport de force pour changer les traités européens. On est en capacité de rapport de force, il n’y a pas d’Europe sans la France. Ce n'est pas la monnaie qui fait les politiques. La question de l’euro n’est pas la priorité".

Le départ de Kotarac, une trahison

"Force est de constater qu'Emmanuel Macron est parvenu à imposer le fait qu’il y a un duo, à dire 'moi ou le chaos' constate la candidate LFI. Je pense que c’est rabougrissant pour le pays. Ce duo-là n’exprime pas les attentes. Nous portons une alternative à ce duo. Nous espérons que La France Insoumise finira troisième. Ce serait dommage pour le pays que les trois forces qui arrivent en tête soient trois nuances de droite."

"Sur notre liste, y a une majorité de gens n'ayant pas mis les pieds sur une liste politique, rappelle la candidate. Ian Brossat fait une bonne campagne, mais pour donner du poids à des idées sociales, il faut donner de la force à la force." Quid des défections à la France insoumise ? "Je redis que nous n’avons rien à voir avec le RN et ses idées nauséabondes. Les départs au sein de LFI sont liés à des questions d'égo. Le départ d’Andrea Kotarac, c’est clairement une trahison. Incompréhensible. J'ai eu l'impression qu'il était mort quand il est parti chez l'adversaire. Quand on creuse, souvent, les départs sont liés à des questions d’ego. Thomas Guenolé n'a jamais exprimé la moindre critique au sein de nos réunions de coordination, puis il explique que LFI était une dictature... j'étais stupéfaite !"

 


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