Caroline Cayeux : "il faut qu'Emmanuel Macron prenne en compte l’urgence sociale"

Caroline Cayeux est maire divers-droite de Beauvais (Oise).
Caroline Cayeux est maire divers-droite de Beauvais (Oise).

"Il faut qu’Emmanuel Macron annonce des mesures immédiates, et pas des mesures qui seront effectives dans trois ou six mois. On a fait table rase des fameuses taxes, maintenant il faut apporter du pouvoir d’achat aux Français", a déclaré Caroline Cayeux, maire divers-droite de Beauvais (Oise) dans la matinale de Sud Radio le 10 décembre 2018.

Caroline Cayeux : "Faire en sorte que le travail rapporte plus"

"Je pense qu’il faut faire des sacrifices. Je propose de desserrer l’étau sur la contractualisation entre l’État et les collectivités sur la non-augmentation des dépenses réelles de fonctionnement, pour permettre aux maires dans leurs communes de venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin", a estimé Caroline Cayeux.

"Je pense qu’aujourd’hui il faut peut-être remettre à plat le modèle social français. Je ne suis pas sûre que la hausse du SMIC soit la meilleure solution. Je pense aux défiscalisations des heures travaillées et des heures supplémentaires, pour que le travail rapporte plus. Il faut qu’Emmanuel Macron fasse plus confiance aux élus locaux, qui sont sur le terrain", a-t-elle poursuivi.

"Aujourd’hui il faut que le Président de la République prenne en compte l’urgence sociale. Il faut qu’il écoute les Français, qu’il leur parle avec empathie, qu’il ouvre son cœur, qu’il se livre en parlant aux Français ce soir. Il faut qu’il dise qu’il a pris la mesure de ce qui se passe en France", a estimé Caroline Cayeux.

Caroline Cayeux : "maintenant il faut payer pour aller travailler"

Les Gilets Jaunes, Caroline Cayeux estime savoir pertinemment qui ils sont. "Sur les ronds-points j’ai rencontré des mamans seules, qui élèvent seules leurs enfants, qui ont beaucoup de difficultés, qui quelquefois viennent voir nos centres communaux d’action sociale et qui disent : Mes enfants, je leur donne à manger, mais moi, je ne mangerai pas. Il y a des retraités qui ont perdu 60-80 euros par mois, et pour eux c’est extrêmement important. Et puis il y a des gens en emploi qui disent : Maintenant il faut payer pour aller travailler. On n’a plus assez d’argent pour vivre, le reste à vivre est ridicule", nous a-t-elle raconté.

"En effet, quand vous avez 7 euros par jour de reste à vivre, que faites-vous avec 7 euros ? Les maires, on voit ça sur le terrain. Nous sommes les amortisseurs sociaux dans leurs villes, nous sommes des capteurs de la détresse sociale", a déclaré Caroline Cayeux.

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