Annonces de Macron : 70 % des retraités ne paieront pas la hausse de la CSG

Benjamin Griveaux devient porte-parole du gouvernement ©LUDOVIC MARIN - AFP
Benjamin Griveaux, porte-parole du Gouvernement ©LUDOVIC MARIN - AFP

Le porte-parole du Gouvernement, Benjamin Griveaux, a expliqué mardi que l'exemption de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2000 euros par mois concernerait 70 % d'entre eux.

Avec l'exemption de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros mensuels, 70% des retraités ne seront pas assujettis à la hausse de cet impôt, contre 40% avant, a souligné mardi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

L'annulation de cette hausse en réponse à la crise des "gilets jaunes" concerne les retraités percevant 2.000 euros "seul" par mois ou 33.000 euros "à deux", sur l'année, a précisé M. Griveaux sur BFMTV.

"Avant, 40% des retraités n'étaient pas concernés par le 1,7 point supplémentaire (de CSG, NDLR). Avec cette annulation, c'est 70% des retraités qui ne paient plus l'augmentation de la CSG. (...) Il reste 30% des retraités qui vont payer la hausse de 1,7 point", a-t-il détaillé.

Aux "gilets jaunes" qui réclament une réindexation des retraites sur le coût de la vie, il a rappelé que le gouvernement avait aussi fait "un effort sur le minimum vieillesse qui a augmenté fortement".

Concernant la hausse du Smic de 100 euros nets par mois, il a souligné qu'elle s'entendait "hors revalorisation légale du Smic de 1,8 %" au 1er janvier 2019.

Il a confirmé qu'elle correspondait à 20 euros de baisse de charges d'une part, et 80 euros de prime d'activité d'autre part, correspondant à une "accélération" des hausses prévues en 2018, 2019, 2020 et 2021.

Peut-on donc en déduire qu'il n'y aura plus aucune hausse de cette prime d'activité d'ici 2022 ? "On verra en 2020, 2021 et en 2022, mais pour l'instant, 2019, la bonne nouvelle, c'est ça (l'accélération, NDLR)", a-t-il répondu.

Les heures supplémentaires défiscalisées et désocialisées, elles, concernent à la fois "les salariés du public et du privé", a précisé M. Griveaux, et devraient représenter en moyenne pour 9 millions de personnes "360 euros nets par an en plus".

Quant à la prime de fin d'année, son montant et son versement sont "à la discussion" dans les entreprises. Seulement une partie des entreprises seront en mesure de la verser avant la fin de l'année, a-t-il précisé.

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