Thomas Bauder (CNews) : "nous ne sommes pas des auxiliaires de police"

gilets jaunes Champs Élysées
La manifestation des Gilets Jaunes sur les Champs-Élysées samedi dernier a entraîné de nombreuses dégradations AFP

Thomas Bauder, directeur de l’information délégué de Cnews, était l'invité de Valérie Expert, Rémy Pernelet et Gilles Ganzmann sur Sud Radio dans "Le 10h - midi".

Une fois de plus, Sud Radio consacre une journée spéciale à la crise des Gilets Jaunes. Dans le rendez-vous média, Valérie Expert et ses invités se demandent en particulier pourquoi les médias sont restés quasiment tout le temps focalisés sur les Champs-Élysées et Paris, et s'ils ont donné trop d’importance aux destructions.

Pour les chaînes d'information en continu, dont les audiences sont impressionnantes, la couverture du mouvement des Gilets Jaunes n'est pas aisée. Valérie Expert en parle avec Thomas Bauder, directeur de l’information délégué de Cnews.

Les journalistes ciblés par les casseurs

"Chaque couverture connaît son lot de réussites et d'échecs. Pour ce dernier samedi, la priorité de CNEWS a été donnée à la sécurité de nos équipes, car le samedi précédent, une de nos équipes a été agressée à Toulouse, et une de nos journalistes à Paris insultée copieusement. Leur sécurité n'était pas à 100% assurée.

Ce phénomène n'est pas nouveau, c'est même un lieu commun en fin de manifestation : quand les casseurs n'arrivent plus à s'en prendre aux forces de l'ordre, ils s'en prennent aux journalistes. Mais là, ce qui est plus compliqué, c'est que la violence peut intervenir plus tôt. Dès 11 heures du matin, on a pu avoir des équipes qui étaient dans une situation compliquée. Les insultes peuvent laisser la place à des menaces de lynchage comme pour notre équipe de Toulouse".

Thomas Bauder (CNews) : "nous ne sommes pas des auxiliaires de police"

"Nous ne sommes pas des auxiliaires de police, donc nous ne donnons pas nos images à la police, à moins qu'il y ait une commission rogatoire, et que la Justice nous oblige à transmettre nos images. Nous ne focalisons pas sur les visages, ni des casseurs, ni des membres des forces de l'ordre, qui sont là pour faire leur métier.

Comme tout le monde regarde les chaînes info, les casseurs comme dans les ministères, cela nous oblige à une responsabilité particulière. Nous ne donnons pas non plus d'informations stratégiques sur les regroupements de personnes, ou sur les mouvements des forces de l'ordre. Nous essayons de rester très factuels". 

 

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Retrouvez l'invité média de Valérie Expert, Rémy Pernelet et Gilles Ganzmann du lundi au vendredi à partir de 10h30 sur Sud Radio dans "le 10h - midi".

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