Condamné pour avoir trop travaillé : "Les boulangers veulent le maintien de l’arrêté"

La boulangerie de Cédric Vaivre était restée ouverte sept jours sur sept l'été dernier

Alors qu’un boulanger de l’Aube a été condamné à 3000 euros d’amende pour avoir travaillé sept jours sur sept l’été dernier, Frédéric Amiot, président du Groupement des Boulangers de l’Aube, était l’invité du Grand Matin Sud Radio ce mercredi.

Condamné pour avoir… trop travaillé. À Lusigny-sur-Barse, dans l'Aube, Cédric Vaivre a écopé d'une amende de 3 000 euros pour avoir ouvert sa boulangerie sept jours sur sept l'été dernier, ce qui est interdit par un arrêté préfectoral. Une affaire à la fois "simple et compliquée" selon Frédéric Amiot, président du Groupement des Boulangers de l’Aube. "Je me positionne un peu dans le sens de M. Vaivre, je comprends que cela fait quelques années qu’il s’est installé, qu’il a devant lui un axe qui mène à un lac, et que c’est pour lui une manne de travail intéressante", déclare-t-il au micro de Sud Radio.

"Dans l’Aube, seulement 7 boulangers veulent abroger l’arrêté préfectoral"

"Le problème, c’est qu’il y a un arrêté préfectoral qui stipule que les boulangeries doivent être fermées une journée par semaine. M. Vaivre a effectivement bénéficié il y a trois ans d’une souplesse de la préfecture, qui avait octroyé à l’intégralité des boulangeries de l’Aube la possibilité d’ouvrir 7 jours/7 en juillet et en août. Très peu s’en sont servies, pour être honnête. Il a redemandé l’année suivante la même possibilité de le faire. Comme ça avait été accordé à titre vraiment exceptionnel, ça n’a pas été renouvelé, il se retrouve donc aujourd’hui malheureusement dans l’illégalité", explique-t-il.

Si la loi est donc plutôt contre Cédric Vaivre, reste à savoir si ses confrères le sont également. À en croire Frédéric Amiot, il semblerait que oui. "Les choses sont très claires. Il y a un arrêté préfectoral dans l’Aube. J’ai personnellement interrogé les boulangers en novembre 2017 pour connaître leur position. Sur les 126 courriers envoyés, nous avons eu seulement 34 retours. Sur les 34 retours, 7 seulement demandaient l’abrogation de l’arrêté préfectoral. Il y a donc une tendance selon laquelle les boulangers veulent le maintien de cet arrêté", déclare-t-il.

Réécoutez en podcast toute l’interview de Frédéric Amiot dans le Grand Matin Sud Radio

 

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