La hausse des prix en magasin se ressent déjà dans les grandes surfaces

supermarché
Loi Alimentation : certains prix alimentaires ont flambé depuis le 1er février 2019, dans les supermarchés. AFP

+4,2% en hypermarché, +3,1% en supermarché. L’institut Nielsen, spécialisé dans la mesure et l'analyse de données de consommation, s'est penché, du 26 janvier 2019 au 9 février 2019, sur les prix des 100 produits de grande consommation les plus vendus en France, après l'entrée en vigueur de la mesure de la loi Alimentation qui doit permettre une meilleure rémunération des agriculteurs. En magasin, tout le monde a bien vu cette hausse. Mathilde Choin de Sud Radio est allée à la rencontre de ces consommateurs mécontents.

 

"Quand on regarde la note, il y a quand même 10-15 euros de différence"

+7% pour le chocolat Lindt et le Ricard, de fortes hausses aussi pour le camembert Président ou le Nutella. Marie bondit face à ces chiffres : "Sur les produits basiques, le lait, tout ce qui est laitage, c'est énorme !".

En rayon, des affichettes viennent rappeler cette nouvelle réglementation : "Quand la loi nous oblige à augmenter les prix". Pour se justifier, cette grande surface propose par exemple 10% sur la carte de fidélité pour l'achat d'une bouteille de jus d'orange de marque Joker. Mais pour Franck, cela ne change pas grand chose, il vient de payer ses courses 15 euros plus cher cette semaine. "Sur beaucoup de produits, on ne se rend pas compte en soi, mais quand on regarde la note, il y a quand même 10-15 euros de différence. Le problème, c'est que ça intervient dans un climat où tout augmente. Que les raisons soient bonnes ou mauvaises, ça passe difficilement."

"Les distributeurs vont baisser le prix de leurs marques de distributeurs"

Mais cette fameuse raison, augmenter les prix pour mieux rémunérer les agriculteurs, s'applique-t-elle réellement ? Les producteurs vont-ils finalement pouvoir en bénéficier ? Alors que des accords viennent d'être signés entre les distributeurs et des industriels laitiers, Olivier Dauvers, spécialiste de la grande distribution, a des doutes pour les autres filières. "Les distributeurs vont finalement modifier le terrain de la bataille et donc baisser le prix de leurs marques distributeurs grâce aux marges qu'ils sont contraints de se faire sur les produits des grandes marques."

Ça se confirme dans les travées des magasins : certains yaourts au chocolat de marque distributeur sont vendus jusqu'à 20 centimes moins cher.

 

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