Valérie Boyer : "l'assassin d'Olivier Maire aurait pu être au minimum en détention provisoire"

Valérie Boyer, sénatrice Les Républicains (Bouches-du-Rhône), était l'invitée de Jean-Marie Bordry dans "Les vraies voix" le 9 août 2021 sur Sud Radio.

Valérie Boyer, invitée de Jean-Marie Bordry dans "Les vraies voix" sur Sud Radio. © AFP

Olivier Maire, un prêtre de 60 ans, a été retrouvé mort à Saint-Laurent-sur-Sèvre, à une quinzaine de kilomètres de Cholet, en Vendée. Peu après, un homme Rwandais s'est présenté dans une gendarmerie affirmant avoir été l'auteur du meurtre.

 

"Il n’est plus acceptable qu’une personne en situation irrégulière puisse rester sur le territoire alors qu’elle a commis un crime"

"L’hospitalité et la charité font partie des valeurs chrétiennes. Mais jamais ce prêtre n’aurait dû accueillir cet homme car jamais il n’aurait dû être en liberté. Rappelons-nous qu’en 2017 il avait incendié la cathédrale de Nantes. En attente de la décision judiciaire de son procès, il n’était pas expulsable. Mais il aurait pu être au minimum en détention provisoire.

 


 

Quid de l’abolition, par Nicolas Sarkozy, de la double peine, à savoir l’expulsion automatique des étrangers en situation irrégulière auteurs de crimes ? “Cette mesure était adaptée à cette époque. Aujourd’hui on ne peut pas rester dans l’expectative parce que nous vivons depuis 2012 sous la menace terroriste, avec les assassinats de Toulouse. Et puis nous faisons face à une crise migratoire sans précédent. Sous le mandat d’Emmanuel Macron nous avons plus d’un million d’étrangers en situation irrégulière. Et nous avons 100.000 OQTF (obligation de quitter le territoire français) non exécutées. Donc, comparaison n’est pas raison. Aujourd’hui il n’est plus acceptable qu’une personne en situation irrégulière puisse rester sur le territoire alors qu’elle a commis un crime. Avec Les Républicains, nous l’avons demandé sous le mandat Hollande aussi bien que sous le mandat Macron, et nous n’avons pas été entendus", a déclaré Valérie Boyer.

 

"Nous avons atteint un point de non-retour dans l’acceptabilité de la non-exécution des sanctions qui sont prononcées"

"Je pense qu’il est temps aujourd’hui de sortir de cette naïveté. La situation de 2021 est très différente de celle de 2007, et elle est très différente de 2012. Je pense qu’il faut tirer les conclusions de tout cela. Aujourd’hui l’État doit sanctionner les coupables et protéger la société, protéger les Français. Je pense que notre premier devoir, en tant que politiques, c’est de protéger les Français. Et là, nous avons failli à notre devoir.

 


Je pense que nous avons atteint un point de non-retour dans l’acceptabilité de la non-exécution des sanctions qui sont prononcées. Même si l’heure aujourd’hui est au recueillement, on demandera des comptes à l’État", a poursuivi Valérie Boyer.

 

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