"Un tueur en série est identifié après 3 meurtres, pour l'instant, on en reproche 2 à Nordahl Lelandais"

"Les serial killers sont identifiés au bout de 3 meurtres, pour l'instant on en reproche 2 à Nordahl Lelandais"

Denis Lelièvre (Avocat pénaliste) était ce mercredi l'invité de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h.

Le procureur de la République de Chambéry a annoncé ce mercredi que Nordahl Lelandais - principal suspect dans l'affaire de l'enlèvement de la petite Maëlys - a été mis en examen pour "assassinat" dans le cadre d'une enquête portant sur la disparition d'Arthur Noyer, un jeune militaire disparu en avril dernier et dont le crâne a été retrouvé en forêt, au mois de septembre. Des révélations qui font suite à plusieurs semaines d'investigations menées sur deux fronts. Alors que l'intéressé pourrait également être lié à deux autres disparitions non résolues, survenues en Savoie en 2011 et 2012, la question de son profil interpelle. A-t-on affaire à un tueur en série ?

"Comment ne pas penser à l'affaire Chanal ?"

Difficile à dire selon Denis Lelièvre (Avocat pénaliste). Invité de Véronique Jacquier ce mercredi dans le Grand Journal de 18h, ce dernier nous livre son analyse. "Techniquement, en criminologie, les tueurs en série sont identifiés à partir de trois (meurtres). Pour l'instant on lui en reproche deux", tient-il d'abord à rappeler. "D'autres affaires en cours non élucidées, dans la région de Chambéry et ses environs, sont justement en cours d'examen dans l'optique d'une implication possible de Nordahl Lelandais", ajoute-t-il, qualifiant au passage d"'idée formidable" la décision, prise par les enquêteurs en charge du dossier de la disparition d'Arthur Noyer, "de croiser les recherches téléphoniques avec celles qui ont été faites dans le cadre de l'affaire de la petite Maëlys". 

"Si les éléments dans le dossier sont accablants, l'intérêt de Nordahl Lelandais est de reconnaître un peu les faits", poursuit-il, insistant sur le fait que cette affaire lui  en évoque une autre. "Comment ne pas penser à l'affaire Chanal (du nom d'un adjudant-chef suspecté de l'enlèvement et du meurtre de huit personnes entre 1980 et 1987 ndlr)", s'exclame-t-il-ainsi, rappelant que ce dossier avait nécessité "des années et des années de recoupement pour vérifier l'implication ou pas" du principal suspect.

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview de Denis Lelièvre, invité du Grand Journal de 18h

 

Vos réponses pour cet article

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio