Recrudescence d'attaques à l'arme blanche en France

(image d'illustration)
(image d'illustration) PHILIPPE DESMAZES / AFP

Ces dernières semaines, les forces de l'ordre font face à une recrudescence d'attaques à l'arme blanche. Une situation qui les inquiète énormément car le couteau est accessible par tous. 

Quatre personnes blessées dans le centre-ville de Périgueux la semaine dernière, un SDF tué dans la Drôme ce week-end, une fillette de 11 ans assassinée par sa mère ce lundi… Des histoires similaires dans l’horreur mais surtout dans les moyens d’action : tous ces faits divers ont la même arme en commun, un couteau. Ces attaques font en effet la une de l’actualité ces derniers jours. Une recrudescence de crimes à l’arme blanche qui inquiète énormément les forces de l’ordre. Car que ce soit en magasin ou dans un tiroir de cuisine, le couteau est accessible par tous et pour tous.

"Le couteau est une arme facilement dissimulable, et en vente libre. Aujourd’hui pour le moindre différend, on peut sortir un couteau ! Par exemple entre automobilistes, il y en a un qui grille une priorité, la situation dégénère, il y en a un qui sort un couteau et voilà. Les gens ne se rendent pas compte que l’on peut tuer avec cet objet" déclare soucieux, Benoît Barret secrétaire national adjoint d’Alliance Police.

Le reflet d'une société qui va mal 

Pour Jean-Pierre Vouche, psychologue clinicien spécialiste des urgences post-traumatiques, ces attaques au couteau sont surtout le reflet d’une société qui va mal. "Cela montre l’état de délabrement de notre société actuelle avec beaucoup d’individualisme et peu de solidarité. Ces actes montrent que l’on n'en a rien à faire de la vie de l’autre, c’est une pauvreté sociale et culturelle où la culture de la rue et la culture de l’instant prédominent. Comme si l’arme blanche était le seul moyen d’exprimer un désespoir".

En France, malgré ces attaques à répétition qui peuvent laisser penser le contraire, il est interdit de se balader avec un couteau, objet considéré comme une arme de catégorie D. En cas d'infraction, la personne détenant un couteau est passible d'une amende et d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à 1 an derrière les barreaux. 

Propos recueillis par Clément Bargain. 

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BARBIER
- Mercredi 22 août 2018 à 14:02
« Certaines personnes » se baladent en permanence avec un couteau dans la poche ... et ce n’est pas pour se préparer 1 sandwich au jambon !! Peu ou pas de contrôle policière et des amendes qui doivent se compter sur les doigts de la main ... C’est aussi une tradition « culturelle » pour certaines nationalités. À combattre avec Une réelle volonté politique.
Michel Ange
- Mercredi 22 août 2018 à 15:53
Aucune volonté politique pour enrayer ce type d'agression. Quant à la justice, contaminé par le syndicat de la magistrature, préférant protéger la racaille que l'honnête citoyen. On s'en aperçoit tous les jours.
Un exemple parmi des centaines : 3 légionnaires se sont retrouvés en garde à vue en voulant secourir une jeune dame dans le métro. Ite missa est !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Des poursuites judiciaires seraient engagées à leur endroit. Pour maîtriser la vermine ils ont dû sans nul doute employer la force en frappant ce "jeune petit chérubin".
Les policiers intervenants les ont mêmes félicités de leur action de bravoure, mais la justice en n'a décidé autrement.
Bottero Baier
- Mercredi 22 août 2018 à 15:57
Cela bien d'Afrique du nord j'ai moi même été agressé en Tunisie il y a 2 ans il nous considere comme des bêtes des porcs des moutons ....et notre roi président. Ne fait rien bien au contraire il il s'entoure de cette racaille pour se protéger. ! Entre racaille. !! On s'arrange !
Laurent
- Mercredi 22 août 2018 à 17:36
Les touristes du Nord de l Europe sont un vrai danger pour la sécurité publique.
On ne compte plus les Allemands et les Baltes dans les prisons françaises.
Michel Ange
- Jeudi 23 août 2018 à 10:44
A LAURENT :
Vous avez oublié les suisses, les norvégiens, les suédois, sans oublier les moines bouddhistes qui mettent les bombes. (lol)
Lucette Lejeune
- Jeudi 23 août 2018 à 19:44

Quand ils achète des couteaux on devrait leurs demander leurs cartes d'identité

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