Reportage Sud Radio. Ce lundi, les anciens locataires de l’immeuble du 40-44 rue Marx-Dormoy et plusieurs associations seront reçus à la mairie du 18ème arrondissement de Paris suite à la fin de la procédure contre un marchand de sommeil.

Les marchands de sommeil, un fléau contre lequel la mairie de Paris compte bien se battre. Ce lundi, les anciens locataires de l’immeuble du 40-44 rue Marx-Dormoy et plusieurs associations comme Comité Actions Logement et la Fondation Abbé Pierre seront reçus à la mairie du 18ème arrondissement pour marquer la fin de la procédure contre le marchand de sommeil qui a loué cet immeuble insalubre à prêt de 200 personnes, dont 35 enfants. Un combat que la ville compte bien soutenir en se portant partie civile dans chaque cas examiné par la justice
 
"C’est une manière de donner confiance à ces victimes de marchands de sommeil. Ce sont souvent des gens vulnérables qui n’osent pas se défendre. Nous montrons ainsi que nous sommes à leurs côtés et que nous ne lâcherons rien quand il s’agira de lutter contre le logement indigne", explique Ian Brossat, adjoint au maire de Paris chargé du logement.

Alors que la phase judiciaire s’est achevée après sept ans de procédures par une condamnation du propriétaire à une amende de deux millions d’euros (un record dans ce type d’affaire), la partie réhabilitation commence désormais. En première ligne, Soreqa, une société d’aménagement chargée de lutter contre l’habitat indigne. "Nous regardons s’il y a des travaux à faire et nous donnons des arrêtés si le propriétaire ne remet pas aux normes et ne fait pas les travaux. Ça peut aller jusqu’à l’appropriation publique, comme c’est le cas à Marx-Dormoy. Quand l’immeuble n’est pas récupérable, nous démolissons et nous vendons la charge foncière à un bailleur social à Paris. Nous prenons le temps de reloger toutes les personnes recensées à partir du moment où nous intervenons", explique sa présidente Sandrine Charnoz.

Un reportage de Quentin Vaslin

Sur le même sujet
Les rubriques Sudradio