À Gaillac (Tarn), une guerre des tableaux noirs entre enseignants et hiérarchie

Illustration cour de récréation (©Frank Perry)
Illustration cour de récréation (©Frank Perry)

Reportage Sud Radio. Six enseignants du collège Albert Camus de Gaillac, dans le Tarn, se retrouvent aujourd’hui poursuivis par leur hiérarchie pour vol. En cause, une sombre histoire de tableaux noirs.

La rentrée des classes s’est faite sous tension au collège Albert Camus de Gaillac, dans le Tarn. En pleins travaux de rénovation, l’établissement comptait bien faire table rase de l’ancien mobilier. C’est pourquoi six enseignants ont écrit à leur hiérarchie pour tenter de sauvegarder les tableaux noirs, encore en parfait état de fonctionnement.

"Les tableaux noirs étaient déjà là. C’est beaucoup plus écologique de recycler et réutiliser des choses en bon état. Il y a aussi une raison financière. Pourquoi jeter des choses qui remplissent parfaitement leurs fonctions et en acheter d’autres avec de l’argent public ?", assure Pascal Pragnère, enseignant et président de leur comité de soutien.

Une plainte pour vol déposée contre les six enseignants

Face à l’absence de réponse de leur hiérarchie, les six enseignants se voient informés par les gendarmes qu’une plainte pour vol a été déposée auprès du procureur. La menace de sanctions disciplinaires plane désormais sur eux. "C’est l’un des symboles de la République par excellence. Le ministre de l’Éducation nationale a fait son discours de rentrée devant un tableau noir...", ajoute Pascal Pragnère.

Dans un communiqué, le rectorat de Toulouse assure que l’instruction n’est pas terminée et que tous les enseignants seront auditionnés dans les prochains jours. À Gaillac, une pétition de soutien a déjà recueilli plus de 4000 signatures.

Un reportage de Christine Bouillot

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Bob81
- Mardi 12 septembre 2017 à 22:52
Bizarre ce parti pris pour 5 enseignants qui ne représentent qu' une minorité de tous les collègues qui voulaient des tableaux blancs.
Bizarre ce soi disant enseignant qui ne fait pas partie de cet établissement et qui prend la tête d'un comité de soutien
Bizarre que ces enseignants n'aient pas eu le courage de leurs idées et de venir lorsque l'établissement était ouvert.
Il y a eu quand même eu effraction car l établissement était fermé.
Il faudrait peut être un peu plus d honnêteté journalistique. ..
tik
- Mercredi 13 septembre 2017 à 21:38
c'est bizarre la réaction de ces quelques profs !!!!!!!!!!!!! dans d'autres établissements, les profs se battent pour obtenir l'achat de tableaux blancs depuis des années!!! le Tarn est-il un départements d'arriérés? ou juste quelques individus avaient envie d'en découdre avec la hiérarchie? Etonnante la réaction !!
Kollo888
- Jeudi 14 septembre 2017 à 06:19
5 profs sur 50 veulent des tableaux noirs ( le conseil départemental a communiqué là dessus ) et il faudrait les garder.
Une bande d'arriérés qui veut empêcher le progrès aidé par un militant écolo qui se dit parent d'élèves.
C'est inadmissible de se laisser emmerder par 5 ou 6 profs qui sont contre tout et qui sont nocifs .
Le rectorat doit prendre une mesure ferme contre ces profs qui sont entrés sans autorisation, qui ont volé du matériel administratif, qui empêchent le bon fonctionnement de l'établissement , qui et c'est le pire ne se préoccupent pas des élèves et de leur confort pedagogique
Ps : marre également des journalistes qui ne dont que faire un copier coller des dépêches AFP.
Merci au journal le monde hier d'avoir voulu creuser un peu.....
narbe
- Jeudi 14 septembre 2017 à 15:59
Encore une initiative raciste, voire islamophobe- remplacer les noirs par des blancs.
Wormsy
- Vendredi 15 septembre 2017 à 09:55
Il ne faut pas parler trop vite! Beaucoup d'informations citées dans ces commentaires sont fausses comme l'effraction par exemple: le collège était loin d'être fermé!
Et puis qui parle de vol? Le matériel était destiné à revenir dans l’établissement à la rentrée et la disparition des tabouret et autres tables roulantes ne sont que prétexte pour continuer les poursuites...

Je trouve que cet article manque cruellement d’informations et par conséquent d'objectivité.

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