Fusillades à Toulouse : "L’arme qui parle est systématiquement la kalachnikov"

Fusillades à Toulouse : "L’arme qui parle est systématiquement la kalachnikov

En seulement un mois, deux fusillades sur fond de règlements de comptes dans le cadre d’un trafic de drogue ont fait deux morts à Toulouse. Une violence qui n’étonne plus Didier Martinez, porte-parole du syndicat Unité SGP Police FO.

En moins d’un mois, c’est déjà la seconde fusillade mortelle à Toulouse. Dimanche soir, un homme de 29 ans a été tué par des tirs tandis que quatre autres ont été blessés. Le 3 juillet dernier, une autre fusillade avait fait un mort, un jeune de 27 ans connu des services de police. Selon le porte-parole du syndicat Unité SGP Police FO, Didier Martinez, invité de Sud Radio, ces deux dernières fusillades qui ont touché Toulouse sont liées à des règlements de compte "associés à des trafics de stupéfiants". "On est dans une sorte de mimétisme par rapport aux grandes métropoles, à l’instar de Marseille par exemple", affirme-t-il. "On voit que l’arme qui parle est systématiquement la kalachnikov. On voit aussi qu’il y a aussi des armes de poing dont il est fait usage de jour comme de nuit sur la voie publique"

Pour Didier Martinez, il est clair que les trafiquants et dealers veulent faire de certains quartiers sensibles des "zones de non-droit""l’autorité de l’État ne pénètre plus". "Ces jeunes considèrent que ce quartier leur appartient, que ce marché et ces reventes sont leurs propriétés. Ils poussent le vice à associer, à leurs endroits stratégiques de deals, des marques, des labels, des logos… Tout une opération de marketing qui se met en place. C’est dire à quel point ils défient l’autorité de l’état", raconte le représentant syndical. "Je comprend parfaitement le sentiment d’impuissance des gens qui voient un trafic dans un endroit du quartier connus de tous et qui se disent 'comment la police ne peut pas avoir de résultats ?'. La police fait son travail mais l’efficacité, les résultats, et mettre hors d’état de nuire des individus ce n’est pas de notre ressort", explique-t-il dans une critique adressée au système judiciaire qui aurait une réponse pénale "totalement inadaptée, qui n’a rien de ferme, rien de dissuasif"

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