Crues et inondations : la Corrèze placée en vigilance orange, décrue en Aveyron

Sur le front des crues, la situation aura été extrêmement préoccupante avec le passage de la tempête Justine. Pascal Coste, président du conseil départemental de la Corrèze et Jean-Claude Carrier, adjoint au maire de Villefranche-de-Rouergue, dans l’Aveyron, était interviewés dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 2 février. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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La tempête Justine entraîne, encore une fois, des inondations. Mais le pire semble passé. (AFP)

"Pas souvent des alertes rouges"

À Argentat-sur-Dordogne, des évacuations préventives ont été effectuées dans la nuit. Quelle est la situation dans le département ? "Elle est maîtrisée à l’heure qu’il est, la décrue s’amorce, détaille Pascal Coste, président du conseil départemental de la Corrèze. Les barrages régulent aussi, c’est stable. Nous avons des renforts nationaux qui sont là au cas où. À Argentat, 73 personnes avaient été évacuées. Chacun revient chez lui tranquillement. On va vers le mieux, je l’espère."

Entre routes coupées et cours d’eau en crue, quels conseils donner aux habitants ? "Les menaces sont sous contrôle aussi. Les routes qui devaient être coupées le sont avec la bonne signalisation. Nos services sont à pied d’œuvre et partout où il y a danger potentiel, c’est signalé. On peut circuler en sécurité mais avec la plus grande prudence, car tout est trompé. Les services de la préfecture, du département, les pompiers les municipalités se sont mobilisés." Cela fait longtemps qu’il n’avait pas vécu cela ? "Des alertes rouges, nous n’en avons pas souvent, confirme Pascal Coste. Nous avons la chance d’avoir des barrages qui régulent les volumes d’eau. C’est vrai que là, ils sont pleins, bien plus qu’en temps normal. On fait face, Les cotes d’alertes modélisées pour des catastrophes plus grandes n’ont pas été atteintes, et tant mieux ! Nous espérons que le beau temps qui s’annonce pour la fin de la semaine va permettre de retrouver la sérénité."

 

"La décrue a commencé"

Dans l’Aveyron également, la nuit aura été blanche. "On est complètement soulagés, la décrue a commencé en deuxième partie de nuit, détaille Jean-Claude Carrier, adjoint au maire de Villefranche-de-Rouergue. On est passés en-dessous des deux mètres. Les services de l’État nous avaient à juste titre fait enclencher une cellule de crise au niveau de la mairie. On nous annonçait une échelle de crue supérieure à celle de 2003, de 2,88 mètres, et voisine de celle de 1989, la crue de référence de 3,2 mètres sur Villefranche. Fort heureusement, cela s’est stabilisé à 2,4 mètres."

Y a-t-il eu beaucoup d’évacuations ? "Dans un premier temps, une vingtaine de personnes, explique Jean-Claude Carrier. Le plan de sauvegarde identifie toutes les voies et les maisons pouvant poser problème. Le fait de voir que cela se stabilisait a stoppé une vingtaine d’évacuations. Les personnes ont commencé à rejoindre leur domicile."

 

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