Buon Tan (Député LREM de la 9e circonscription de Paris) était ce mardi l'invité de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h, afin d'évoquer l'agression dont il dit avoir été victime à la faculté de Tolbiac.

La mobilisation étudiante est-elle en train de basculer vers une inquiétante radicalisation ? Alors que la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, accuse des groupes d'extrême gauche et d'extrême droite de "chercher à en découdre" sur le campus parisien de Tolbiac, le député LREM Buon Tan affirme, lui, y avoir été agressé par des étudiants.

"On m'a jeté du sucre, on m'a aspergé de jus de tomate puis des projectiles ont volé"

Invité ce mardi de Véronique Jacquier sur Sud Radio, l'élu nous a ainsi raconté l'agression qu'il dit dit avoir subie lundi lors de sa venue à la faculté, dont les locaux sont occupés depuis le 26 mars. "Je me suis rendu sur place avec mes assistants pour essayer de nouer un dialogue, entendre les revendications des étudiants et pour essayer peut-être de trouver un moyen de faire le relais avec l'Assemblée. Et malheureusement, ça n'a pas pu se faire puisque j'ai eu, en face des moi, des gens qui ne souhaitaient pas du tout discuter. C'était bizarre et navrant", a-t-il expliqué dans un premier temps, avant d'apporter davantage de précisions. "On nous a d'abord dit qu'il n'y avait pas de représentants, j'ai ensuite proposé que l'on puisse s'asseoir avec des étudiants qui souhaitaient échanger. Le ton est vite monté, on a été agressés verbalement. On m'a ensuite jeté du sucre, on m'a aspergé de jus de tomate puis des projectiles ont volé. On a vu du papier toilette, des bouts de plastique etc... et quelqu'un avait commencé à saisir un extincteur", a-t-il ainsi affirmé.

"J'ai bien compris que l'on ne pourrait pas discuter, c'est un peu dommage", a-t-il par ailleurs déploré, précisant qu"il n'avait "pas eu le temps de voir tout le monde" et qu'il ignorait quel pouvait être le profil des personnes l'ayant chahuté. En revanche, il affirme que plusieurs personnes présentes "n'étaient pas des étudiants". "Certains ne savaient même pas où était leur amphi, donc je ne pense pas que ce soit des étudiants de la fac", a-t-il encore insisté, s'étonnant au passage du "très peu" d'étudiants mobilisés sur place.

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview disponible en podcast

 

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Michel Ange
- Mardi 10 avril 2018 à 21:56
Que font nos dirigeants ? Combien de temps encore cette situation va - t-elle durer ? A quand l'évacuation de cette poignée d’énergumènes par les forces de l'ordre ?
Suis-je bête, ces racailles font partis de l'extrême gauche, le contraire eût été traité plus rapidement et radicalement par le gouvernement.
Courage fuyons................

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