Alex Lamotte : "si l’enfant se baigne, l’adulte référent est dans l’eau avec lui"

Axel Lamotte, secrétaire général adjoint du syndicat national professionnel des maîtres-nageurs et sauveteur, était l'invité de Jean-Marie Bordry dans "Les vraies voix de l'été" sur Sud Radio.

Des enfants s'amusent dans l'eau d'une piscine installée au terrain Poincaré, le 24 juillet à la Courneuve, lors de la cinquième édition de l'opération Courneuve-Plage qui durera cinq semaines. (Photo by BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Le gouvernement et les secouristes ont, comme chaque année, lancé une mise en garde contre les noyades, en particulier de jeunes et d’enfants, qui se sont multipliées ces dernières semaines. Deux adolescents se sont noyés dans l’Aude, trois enfants dans l’Indre-et-Loire. Le secrétaire d’État Adrien Taquet a appelé à la responsabilité des parents tandis que le Samu de Vendée a lancé une campagne choc sur Twitter avec le hashtag #nelesquittezpasdesyeux.

 

Il ne faut pas quitter les enfants des yeux

Axel Lamotte, secrétaire général adjoint du syndicat national professionnel des maîtres-nageurs et sauveteur, rappelle que, souvent, "les enfants ne savent pas nager" et "n’ont pas conscience du danger". Il donne un conseil simple pour éviter les tragédies : "ne pas les quitter des yeux" et "se baigner avec eux".

Le sauveteur explique que se trouver dans l’eau avec un enfant permet d’être concentré sur lui et de le surveiller de manière totalement naturelle : "on n’est pas tentés d’aller au frigo parce qu’on a oublié quelque chose" ou encore tentés de regarder son téléphone. "Si on sort de l’eau, on aura le réflexe de sortir l’enfant de l’eau en même temps et de l’emmener avec soi." Pour Axel Lamotte, la règle est claire : "si l’enfant se baigne, l’adulte référent est dans l’eau avec lui, absolument".

 

20 secondes suffisent à se noyer

La noyade survient très rapidement : "une vingtaine de secondes d’inattention" suffisent, "et ça peut être dramatique". Si la présence d’un maître-nageur permet de ranimer dans de "bonnes conditions" un enfant dans les secondes qui suivent, Alex Lamotte souligne "qu’au-delà de deux minutes, les lésions cérébrales sont telles que l’enfant a peu de chances de récupérer toutes ses facultés". Au point que, malheureusement, chaque année certains jeunes noyés se retrouvent "paralysés à vie" voire "complètement grabataires".

 

Appelez le Samu en faisant le 15

Lorsque l’on sort une personne inanimée de l’eau, il y a des gestes qui sauvent : "il faut d’abord savoir s’il respire, donc on met la main sur la poitrine", explique le sauveteur. "S’il ne respire pas, si c’est un adulte, on peut faire du massage cardiaque". Par contre, si c’est un enfant, le bouche-à-bouche est conseillé.

D’une manière générale, la première chose à faire est d’appeler le Samu via le numéro d’urgence 15 et mettre le haut-parleur pour avoir les mains libres. "Les médecins du Samu vont vous guider en fonction du bilan que vous allez leur passer."

 

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