Aide aux migrants : Cédric Herrou condamné à 4 mois avec sursis en appel 

Le militant Cédric Herrou a été condamné mardi à quatre mois de prison avec sursis pour aide à l'immigration clandestine
illustration © TIM DOUET

Le militant Cédric Herrou a été condamné mardi à quatre mois de prison avec sursis pour aide à l'immigration clandestine par la cour d'appel d'Aix-en-Provence. 

L'agriculteur militant Cédric Herrou, principale figure de l'association d'aide et de défense des migrants Roya Citoyenne, près de Vintimille en Italie, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour aide à l'immigration clandestine mardi par la cour d'appel d'Aix-en-Provence. "C'est le rôle d'un citoyen en démocratie d'agir quand il y a une défaillance de l'Etat", a déclaré Cédric Herrou en pénétrant dans la salle d'audience, devant laquelle l'attendaient une trentaine de militants. Le parquet d'Aix avait requis huit mois de prison avec sursis à son encontre.

"C'est une peine d'avertissement, si vous êtes à nouveau condamné vous courez le risque que cette peine soit mise à exécution", a déclaré le président du tribunal. "Ils n'ont qu'à me mettre en prison, ce sera plus simple (...) je continuerai à me battre dans la prison", a réagi Cédric Herrou, qui a annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation.

En première instance, le tribunal l'avait condamné à 3 000 euros d'amende avec sursis pour avoir, en 2016, pris en stop des migrants côté italien. Il avait été relaxé pour l'occupation illicite d'un bâtiment SNCF désaffecté où il avait abrité une cinquantaine d'Érythréens. Des faits pour lesquels la cour d'appel l'a reconnu coupable et condamné à 1 000 euros de dommages et intérêts.

"Je dirai à toutes les familles que j'ai aidées que je ne regrette rien, que je l'ai fait avec plaisir", a déclaré Cédric Herrou. "Si l'immigration venait du nord de l'Europe, la justice n'agirait pas comme ça, il y a un racisme d'État". "Je suis en colère non pas parce qu'on s'acharne sur moi, mais parce qu'on est en train de perdre les fondamentaux de ce qu'est la France. C'est une politique d'extrême-droite, j'interpelle M. Macron, il faut qu'il se positionne là-dessus".

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