Nice et Lyon : les deux privatisations d’aéroports qui ont bien marché

Alors Yves, la privatisation d’Aéroports de Paris est de plus en plus contestée par les parlementaires. Pourtant les aéroports de Nice ou de Lyon-Saint-Exupéry sont de bons exemples d’aéroports privatisés.

C’est vrai que Bruno Le Maire a de plus en plus de mal à faire accepter par l’opinion publique la privatisation d’Aéroports de Paris. Le fait que les sénateurs Républicains, qui sont des gens plutôt modérés, aient voté contre a créé une prise de conscience nationale. Et tout cela au moment précis où KLM faisait son petit raid boursier éclair sur Air France.

En même temps le groupe Aéroports de Paris a publié d’excellents résultats pour 2018 avec un gros dividende pour l’Etat. Si bien que les défenseurs de cette privatisation ont du mal à trouver des arguments pour la défendre. A tel point que Benjamin Griveaux a créé le trouble il y a quelques jours en déclarant que l’Etat qui a 50 % pourrait finalement conserver 20 %.

Malgré tout cette privatisation finira par intervenir ? En tout cas, le vote de la loi Pacte qui autorise la privatisation va intervenir dans les jours qui viennent. Pour le reste je ne mettrai pas ma main à couper sur la détermination du gouvernement à aller jusqu’au bout. D’ailleurs cette privatisation qui était prévue pour cette année est d’ores et déjà reportée aux calendes grecques. Le problème que pose cette privatisation, c’est la vente d’une activité qui n’a pas de concurrents.

C’est assez paradoxal de voir Emmanuel Macron lutter contre toutes les formes de rente, vouloir en créer une. C’est bien la raison pour laquelle, les Etats-Unis, pays du libéralisme n’ont privatisé aucun de leurs 15.000 aéroports. Bruno Le Maire assure qu’il y aura un cahier des charges très astreignant pour les repreneurs de manière à éviter ce qui s’est passé à Toulouse. Le problème c’est qu’après l’affaire Renault, après l’affaire Air France, les français, qui étaient plutôt en faveur des privatisations, en ont peur. Le fait que l’Etat est actionnaire rassure. Il faut entendre ce cri d’alarme.