« Les syndicats désunis face à la réforme de l’assurance chômage »

Alors Yves les syndicats sont vent debout contre la réforme de l’assurance-chômage. Mais comme bien souvent, ils sont désunis ?

Oui, Il y a une semaine, Yves Veyrier, le patron de FO avait exprimé son mécontentent sur Sud Radio et appelé à une riposte unitaire. Et bien c’est raté. Puisque la riposte débute aujourd’hui avec un rassemblement de cinq syndicats devant le ministère du travail. Mais sans Force Ouvrière et sans la CGT qui a prévu de manifester demain.

De même la CGT aurait bien aimé que la CFDT se joigne à sa manifestation. Mais elle a eu droit à un refus total. C’est d’autant plus curieux que pour une fois la CGT et la CFDT tiennent exactement le même discours. Mais elles ne veulent pas être confondues.

La mesure la plus contestée par tous les syndicats c’est le passage de 4 à 6 mois de travail afin d’obtenir des droits à allocation-chômage. L’autre mesure contestée de manière unanime c’est la dégressivité. D’autant qu’elle n’était pas inscrite au programme
présidentiel. On a l’impression qu’Emmanuel Macron a tué les syndicats comme il a tué l’opposition ? C’est tout-à-fait ça. Et ça a commencé dès 2018 lorsque les syndicats n’ont pas réussi à se mobiliser contre l’ordonnance droit du travail Rappelez-vous : Laurent Berger, le patron de la CFDT, avait alors exprimé la crainte que les syndicats disparaissent. Et de fait pendant toute cette crise des gilets jaunes, les syndicats étaient totalement absents. Alors que c’est la plus longue crise sociale que la France n’ait jamais connue. Si bien que les syndicats donnent le sentiment de disparaître. C’est sans doute pour cette raison qu’Emmanuel Macron accélère sur ces deux réformes que sont celles de l’assurance-chômage et des retraites. Deux réformes essentielles, aussi bien pour remettre la France au Travail que pour diminuer la dépense publique. C’est naturellement plus facile de réformer lorsque les
oppositions sont divisées.  Mais c’est plus constructif de le faire par un dialogue avec les corps intermédiaires. Mais on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif.