Hommage à notre Dame

Y’a-t-il de quoi être très en colère ce matin après une nuit à regarder Notre-Dame partir en fumée ?

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Non, il n’y a pas de place pour la colère face à un tel drame qui touche tous les Français. Mais je suis triste. Oui très triste.

Triste d’avoir vu un joyau vieux de 700 à 800 ans s’effondrer en quelques minutes.

Triste de voir ce « Métronome de la France » avec ses deux tours élancées vers le Ciel aujourd’hui dévasté.

Triste de revoir les images de cette flèche de 93 mètres de haut s’effondrer et avec elle, une épine de la couronne du Christ.

Triste d’avoir vu le lieu où Napoléon a été sacré, où Victor Hugo a fait vivre Quasimodo, et où De Gaulle s’est rendu le jour de la Libération de Paris, détruit.

Triste donc d’avoir d’assisté à la disparition de cet emblème de la culture et de la civilisation française, que l’on croit au Ciel ou qu’on n’y croit pas.

Mais au-delà de cette tristesse il faut penser à la reconstruction.

Oui bien sûr, il faut y penser comme l’ont déjà évoqué dès hier soir plusieurs personnalités à commencer par des étrangers. Mais savez-vous quelle somme l’Etat attribue à Notre-Dame chaque année pour ses travaux d’entretiens ? 2 millions d’euros. C’est 100 fois moins que ce qui a été dépensé pour construire le musée du Quai Branly qui s’effondre déjà tout seul et qui coûte cher à l’entretien.

Si Notre-Dame était en travaux, c’est parce que faute d’entretien par l’Etat, il a fallu lancer une campagne de travaux. Et pour cela, les catholiques de Paris, à défaut d’être aidés par le Ministère de la Culture ont obtenu 60 millions d’euros des Américains. Notre-Dame était finalement à l’image de ce pays. Un monument qu’on croyait éternel et qu’on a laissé s’effondrer.

Mais aujourd’hui, plus personne ne sait comment réparer cette merveille, de même que Monsieur Macron ne sait pas absolument pas comment il va réparer un pays qui est lui aussi dévasté.

Tout simplement parce que on apprend sûrement beaucoup de choses à l’ENA, mais pas à reconstruire un trésor de plusieurs siècles. Et puis… Cela fait longtemps qu’il n’y a plus de bâtisseurs de cathédrales.