Ghosn bientôt fixé sur son avenir à la tête de Renault

C’est ce week-end que l’avenir de Carlos Ghosn à la tête de Renault devrait se décider, à l’occasion d’un conseil d’administration extraordinaire ?

Bruno Le Maire a expressément demandé il y a deux jours que Renault tienne compte du fait que Carlos Ghosn est maintenant clairement en situation d’empêchement.

Car le déclic, ce n’est pas que les auditeurs aient trouvé le moindre reproche à lui faire au sein de Renault.

Le déclic, c’est que la justice japonaise compte le garder embastillé jusqu’à son procès, et sans doute aussi à l’issue de son procès.

Dans ces conditions la gouvernance adoptée en novembre dans l’urgence ne peut plus fonctionner et l’Etat actionnaire se doit d’envisager la nomination d’un nouveau patron.

On a des idées sur les décisions qui seraient prises par ce conseil d’administration de dimanche ? La décision la plus importante qui devrait être prise serait de nommer Jean-Dominique Sénard, l’actuel patron de Michelin, comme Président de Renault

Pourquoi lui ? parce qu’il est irréprochable, qu’il est disponible, puisque son départ de Michelin était programmé au printemps et parce qu’il connait le monde de l’industrie automobile.

Ensuite toute la question sera de savoir s’il devient aussi patron de l’Alliance Renault-Nissan qui est le nerf de la guerre du groupe.

Dans ces conditions Philippe Lagayette qui préside, par intérim, les conseils d’administration, redeviendrait administrateur.

Et Thierry Bolloré qui est le patron opérationnel de l’entreprise pourrait se voir offrir un titre qui correspond à sa fonction.

Sauf si un candidat fait valoir sa candidature. La rumeur courait, ces derniers jours d’une exfiltration d’Alexis Kohler comme DG de Renault.

Ce serait une terrible erreur. D’abord en termes de déontologie. Ensuite en termes de compétence, car à ce poste il faut un pro de l’automobile et enfin en termes de gouvernance, car même si l’Etat a 15 % de Renault, il doit laisser les administrateurs choisir le manager idéal pour Renault.

Et en matière de gouvernance Renault n’a plus droit à la moindre erreur !