• Les taux d’intérêt continuent à baisser

    Soumis par MargauxS le Jeudi 23 mai 2019 à 14:58
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    Alors Yves, puisque les taux d’intérêt baissent, ceux qui s’endettent peuvent acheter un logement plus grand ? Mais est-ce le cas partout ?

    Vous avez raison Patrick, actuellement car on peut s’endetter à 1,20 ou 1,30 % pour acheter son logement et bientôt ce sera à 1 %.

    Mais tout dépend aussi de ses revenus. Or le salaire moyen dans le secteur privé s’élève aujourd’hui à 2.238 euros nets par mois, selon l’Insee.

    Avec une telle somme, un particulier peut emprunter en moyenne près de 155.000 euros à un taux de 1,4% sur 20 ans. Mathématiquement cela signifie que l’on peut acheter aujourd’hui un logement plus grand qu’il y a dix ans. Ce qui est appréciable.

    Sauf que cette baisse des taux a fait flamber les prix de la pierre dans certaines villes. On est donc face à une situation très contrastée.En fait, c’est à Marseille, où le pouvoir d’achat immobilier s’est véritablement envolé de 69%, grâce à la baisse des taux

    Si bien qu’avec le même salaire les ménages peuvent aujourd’hui s’offrir un logement plus grand de 27 mètres carrés qu’il y a dix ans.

    En revanche toujours avec 155.000 euros un salarié ne peut acheter que 16 mètres carrés à Paris. C’est moins d’un mètre carré de plus en 10 ans. Mais est ce que ce raisonnement vaut aussi pour Paris ?

    Il y a surtout deux grandes villes du sud qui attirent de plus en plus des jeunes couples que sont Montpellier et Toulouse. A Montpellier, un salarié peut s’acheter un logement plus grand de 17 mètres carrés : ce qui correspond à une grande chambre. Et à Toulouse où les prix de l’immobilier n’ont grimpé que de 15
    % en un an, on peut bénéficier de 15 mètres carrés supplémentaires. La question, c’est combien faut-il gagner pour s’acheter un logement décent ? Or pour s’offrir 50 m² à Paris, il faut un salaire de 7.000 euros.

    D’où la polémique lancée par Benjamin Griveaux affirmant que malgré un salaire de ministre il ne pouvait pas être propriétaire à Paris.

    Venant de sa part, c’était forcement un peu maladroit. Mais le problème de la Capitale, c’est qu’elle est difficilement accessible aux jeunes couples. Du coup ils émigrent dans la proche banlieue ou dans la grande banlieue, quitte à passer plus de temps dans les transports. A n’en pas douter cette bobo-isation de Paris qui devient réservée à une population soit âgée, soit aisée sera au cœur des municipales l’an prochain

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  • Pourquoi l’engouement pour le Livret A ne se dément pas ?

    Soumis par MargauxS le Mercredi 22 mai 2019 à 11:12
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    Alors Yves, dans cette période d’incertitude, le Livret A fait recette. Et pourtant il rapporte peu. Comment ça s’explique ?

    Oui Patrick ce phénomène du Livret A qui collecte chaque mois un peu plus d’argent a un arrière-goût d’énigme. Pourquoi ? Eh bien parce que mettre de l’argent dans son Livret A, c’est placer son argent à 0,75 % alors que l’inflation se situe entre 1,7 et 1,8 %.

    Donc à chaque fois qu’un français met un peu d’économie sur son Livret, il perd de l’argent et il écorne son épargne.Malgré tout, vous l’avez dit Patrick, il existe 50 millions de livrets A. c’est donc un produit très populaire où se retrouvent tous les français.

    Depuis le début de l’année près de 10 milliards d’euros ont rejoint le Livret A affiche un encours global de 300 milliards – budget de l’Etat.

    Qu’autant d’argent aille se placer à perte est en fait une indication très précieuse sur l’état de notre économie. Primo : ça veut dire que les français préfèrent mettre de l’argent de côté plutôt que de consommer, en pleine crise du pouvoir d’achat.

    Secundo : ça signifie qu’ils ont peur dans les actions, la pierre ou toutes les autres formes de placement.

    Et Tertio : ça montre de manière générale qu’ils ont peur dans l’avenir, dans le système de retraites, et dans l’environnement
    économique. Et selon vous cette tendance va durer ? Bien sûr. Tout simplement parce qu’il n’y a aucune raison que les trois raisons que je viens de vous donner changent.

    En fait plus il y a de l’argent sur le Livret A ou sur le livret de développement durable moins il y a de confiance dans le pays.

    C’est pour cette raison que la collecte de ce qui était autrefois un petit livret rouge est un indicateur important. Surtout dans un pays où deux tiers de la croissance économique est en général justifié par la consommation des ménages

    La confiance n’est pas là en dépit des 17 milliards d’euros que le gouvernement a décidé de consacrer au pouvoir d’achat

    Sans doute parce que les Français ne sont pas dupes et savent  que cette mesure creuse le déficit et la dette. Qu’ils devront combler un jour. Voilà pourquoi le Livret A a encore de beaux jours devant lui. A moins que la confiance revienne. Mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Hélas !

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  • Huaweï au cœur de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis

    Soumis par MargauxS le Mardi 21 mai 2019 à 09:00
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    Alors Yves la guerre commerciale entre la Chine et les États- Unis touche même des sociétés. Notamment Huaweï qui est devenue une cible.

    Oui tout le monde ou presque connait Huawei car un téléphone portable sur six dans le monde est fabriqué par ce groupe chinois.Mais Huaweï n’est pas un simple concurrent d’Apple, c’est aussi un fabriquant d’infrastructures pour les opérateurs télécoms. Et comme nos géants à nous, les Alcatel ou Nokia ont vu leur étoile pâlir, Huawei vend ses matériels aux opérateurs mondiaux pour
    installer la 5 G.

    D’autant que leurs matériels sont considérés comme efficaces et peu chers. Mais d’après la CIA, ils permettraient à la Chine de nous écouter. Car en Chine, comme tout le monde le sait, il y a une grande porosité entre un conglomérat comme Huawei et le Parti
    Communiste. Du coup Donald Trump a interdit aux sociétés américaines de faire affaire avec ce à moins d’avoir une autorisation fédérale. C’est dans ce contexte que Google qui développe le système Android a annoncé qu’il allait les retirer des téléphones Huawei.

    Et cette mesure peut devenir très handicapante, notamment pour des occidentaux qui ont un portable Huawei et qui vont se
    trouver démunis. Mais cette affaire de sécurité est justifiée ou bien c’est un prétexte ? C’est difficile à savoir. Mais c’est autant pour des questions de sécurité qu’en raison du climat de guerre commerciale Chine-États-Unis.

    Le problème c’est que selon des experts, l’Europe prendrait deux ans de retard si elle se privait de Huawei pour développer son réseau 5G. Pour toutes ces raisons, l’Europe et notamment la France doivent jongler entre ouverture et fermeté face aux enjeux de
    souveraineté et de sécurité. Une loi visant à demander l’autorisation du Premier ministre pour tout équipement télécom, et qui vise Huawei, vient d’être votée par les députés

    Et le patron d’Orange, Stéphane Richard, qui prépare son réseau de 5 G a explicitement déclaré qu’il allait travailler de préférence avec Samsung. Cette affaire de Huawei-Bashing est donc en train de devenir mondiale et elle nous rappelle qu’il ne faut jamais baisser la garde en matière de technologie. Ce que la France a fait hélas, en laissant tomber Alcatel.

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  • Le bureaucratique (et laborieux) sauvetage du train Perpignan- Rungis

    Soumis par MargauxS le Lundi 20 mai 2019 à 11:16
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    Le train Perpignan-Rungis qui devait être supprimé, va être maintenu. D’où vient cette bonne nouvelle ?

    D’abord il faut rappeler que cette ligne de chemin de fer historique est essentielle pour les maraîchers du sud de la France.

    C’est un train spécial qui n’est constitué que de wagons frigorifiques et qui dessert directement le marché de Rungis pour les fruits et légumes.

    Ce train qui est peu connu et qui roule tous les jours transporte donc plus de 400.000 tonnes de fruits et légumes par an. La SNCF voulait arrêter cette ligne car les wagons sont trop usagés et que leur coût de remplacement est estimé à plus de 20 millions d’euros.

    Le problème c’est que la seule alternative, c’était de faire rouler chaque nuit 20 à 22 camions frigorifiques plus polluants qu’un train électrique.

    Il a fallu que beaucoup de monde se mette au tour de la table afin de trouver une solution à l’initiative du ministère des transports. La SNCF, les clients, les marchés de Rungis et Perpignan, les deux régions concernées, les départements et l’agence de l’environnement.

    C’est ce qu’on appelle la bureaucratie française : mais les maraichers pourront toujours vendre leurs fruits et légumes à Rungis. Mais c’est une solution durable qui a été trouvée ? Même pas. Tout ce beau monde a réussi à se mettre d’accord sur le fait que ce train ne s’arrêterait pas le 30 juin comme le voulait la SNCF.

    Maintenant que ces mêmes parties prenantes se réunissent à nouveau pour proposer une solution à la fois écologique et économique. Bureaucratie oblige : un groupe de travail va se réunir chaque mois afin de cogiter et de trouver une solution pérenne.

    A priori on s’oriente vers ce que l’on appelle un mode de transport multi-modal, c’est-à-dire un train qui emmènerait des
    conteneurs frigorifiques. Et ensuite à l’horizon 2022, l’idée serait que des camions frigorifiques puissent embarquer sur un train, ce qui serait le plus économique.

    On pourrait rire ou pleurer de cet exemple de bureaucratie française qui aurait pu gêner toute la filière maraichère du sud de la France. Mais à quoi bon détenir la SNCF à 100 % si l’État ne peut même pas lui imposer de commander des wagons frigorifiques. C’est son métier.


    On mesure là le double discours de nos dirigeants qui parlent des territoires toute la journée, mais sont incapables d’en gérer les problèmes.

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  • Pourquoi le chômage baisse en France

    Soumis par MargauxS le Vendredi 17 mai 2019 à 11:56
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    Enfin une bonne nouvelle économique : le taux de chômage a diminué en France au cours du dernier trimestre de 0,1 %...

    Oui alors il faut rappeler ce qu’est que le taux de chômage : c’est le nombre de chômeurs rapporté à la population active.

    Comme vous l’avez dit, il a donc diminué de 0,1 points au premier trimestre selon l’Insee après avoir baissé de 0,3 points fin 2018. Si bien qu’aujourd’hui, il se situe à 8,7 %. Ce qui est son plus bas niveau depuis début 2009 où les effets de la crise commençaient à apparaître. C’est une bonne nouvelle – vous l’avez dit – même s’il reste 2,4 millions de personnes au chômage. Mais l’important c’est la tendance qui est à la baisse et qui est cohérente avec les créations d’emplois en hausse de 0,3 % depuis le début de l’année

    Le bémol c’est qu’Emmanuel Macron a promis de ramener ce taux à 7 % en 2022. Et la vitesse de décrue du chômage est encore un peu lente. Et par rapport aux autres économies occidentales ?

    Alors là, la comparaison est vraiment très défavorable. Tous les grands pays occidentaux sont maintenant au plein emploi, soit en dessous de 4 %. C’est le cas de l’Allemagne qui a retrouvé son niveau d’avant 1989 et de la Grande Bretagne qui en est à 3,8 %, son niveau de 1974 Quant aux Etats-Unis, ils sont complètement au plein emploi avec un taux
    de chômage à 3,6 %. Si bien que les salaires explosent à la hausse.

    Vous voyez : nous sommes encore très loin. Et lors de sa conférence de presse Emmanuel Macron n’a parlé du plein emploi qu’à l’horizon 2025. Tout le problème français tient au système d’assurance-chômage, qui est trop généreux et n’incite pas assez à la reprise d’un travail. A cela s’ajoute une question de qualification, puisqu’il existe près de 500.000 offres d’emploi qui ne trouvent pas preneurs à Pole Emploi. 

    C’est un véritable scandale français dont les pouvoirs publics sont conscients puisqu’ils travaillent à une réforme de l’assurance-chômage. Mais il n’est plus supportable de se satisfaire d’un taux de chômage en baisse à 8,7 %, alors qu’il est à 5,3 % dans l’ensemble de l’OCDE.

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  • Pourquoi les millionnaires sont si nombreux à s’expatrier dans le monde

    Soumis par MargauxS le Jeudi 16 mai 2019 à 11:50
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    Les millionnaires bougent beaucoup à travers le monde. Le nombre de leurs expatriations aurait doublé en cinq ans ?

    Oui, et selon le cabinet sud-africain qui a publié cette étude, l’an passé quelque 108.000 millionnaires à travers le monde se seraient expatriés. Ce n’est pas de l’expatriation professionnelle, mais fiscale. Ils ont opté pour des pays où le taux d’imposition était plus faible. Mais ce n’est pas le seul critère. Ils vont dans des pays à faible criminalité, avec un mode de vie agréable et un enseignement de qualité.

    Cette mobilité géographique des plus fortunés est un phénomène qui se développe et qui n’est plus propre à la France. Le nombre d’expatriations de millionnaires a augmenté de 14 % l’an passé et il a doublé en l’espace de cinq ans. Le seul pays où ça s’est ralenti est la France à cause de la suppression de l’ISF. En deux ans, les expatriations ont été divisées par quatre. Mais l’année dernière on comptait encore 3000 grandes fortunes à quitter l’Hexagone.

     

    Il s’agit donc d’un phénomène mondial ?

     

    Exactement, on est parvenu à un stade de la mondialisation où les plus riches peuvent et veulent choisir de vivre là où il fait bon vivre. Alors que les classes moyennes – on l’a vu avec les gilets jaunes – sont au contraire enracinées de force dans leurs territoires et ne peuvent bouger. Il faut bien voir qu’actuellement, il y a aussi une compétition entre les pays afin de faire venir chez eux les plus riches. Pas tant parce qu’ils sont fortunés. Mais parce qu’ils ont un bon niveau d’éducation, ils ont du talent et ils incarnent l’avenir.

    Et dans ce championnat mondial, savez-vous quel est le pays qui attire le plus de millionnaires ? L’Australie avec 12.000 fortunes. Les gens y vont, non pas pour sa fiscalité, qui est basse, mais d’abord pour son système de santé et pour l’éducation qui est prodiguée. La deuxième destination la plus prisée, ce sont les Etats-Unis, mais avec de moins en moins d’attrait chaque année. Sauf auprès des Chinois. En Europe, c’est la Suisse qui attire le plus de fortunes. Ce qui n’est pas étonnant. En revanche, ce qui l’est plus, c’est que les autres pays sont l’Espagne, la Grèce et le Portugal. Le soleil est donc essentiel pour qui a fait fortune.

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  • Après le carburant, l’électricité repart elle aussi à la hausse !

    Soumis par MargauxS le Mercredi 15 mai 2019 à 11:45
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    La grogne ne faiblit pas sur les prix de l’énergie, car on vient d’apprendre une forte hausse des prix de l’électricité en juin ?

    Oui, EDF vient de confirmer que le prix de l’électricité va augmenter de 5,9 % dès le mois de juin prochain. C’est une hausse, parait-il, qui devait s'appliquer dès cet hiver, et qui avait été repoussée à la demande du gouvernement. Cette hausse des tarifs va impacter l’ensemble des consommateurs résidentiels, soit plus de 25 millions de foyers français. Et on estime qu’un foyer chauffé à l’électricité devra s’acquitter de 85 euros supplémentaires sur sa facture annuelle d’énergie. Plus de 3 millions de petites entreprises seront également touchées au portefeuille. EDF se défend en expliquant que l’été la consommation est moindre. Il n’empêche ca va faire mal au portefeuille des français. Et tout cela tombe au moment où les prix de l’essence à la pompe, comme celui du fioul bat de nouveau des records.

     

    Mais pourquoi l’Etat n’interdit pas à EDF cette hausse ?

     

    Tout simplement parce que l’Etat est dans une situation complètement schizophrénique. Première solution il laisse EDF augmenter ses tarifs, et il ré-ouvre la boite de Pandore des prix de l’énergie avec le risque de ranimer la fronde. Seconde solution : il bloque les prix, et il oblige EDF à vendre une partie de son électricité à perte. Or, EDF est dans une situation financière tendue avec beaucoup de dettes et d’importants investissements à faire avec le fameux EPR. Et si EDF perd de l’argent, ce sont tous les Français qui, in fine, devront remettre au pot. Si bien que dans ce cas de figure, l’Etat et le gouvernement n’ont que des coups à prendre. Mais c’est ce qui arrive, quand on entretient l’ambiguïté trop longtemps et qu’on veut faire croire que Jupiter peut régler tous les problèmes.

    Alors qu’il y a 20 ans, même Lionel Jospin, avait reconnu que l’Etat ne peut pas tout.

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  • Escalade dans la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis

    Soumis par Lorraine Rdd le Mardi 14 mai 2019 à 11:37
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    La Chine et les États-Unis n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur les droits de douane. Et depuis, c’est l’escalade ?

    Oui, vous vous souvenez que cette guerre commerciale a commencé au cours de l’été dernier, à l’initiative de Donald Trump. Et puis lors du G20 en décembre, sous la pression des autres grands pays occidentaux, une trêve a été déclarée afin de faire retomber la pression. Donc de janvier à mars, Américains et Chinois ont essayé de trouver un accord. Et a priori tout semblait bien parti. Jusqu’à ce que ça bloque.

    Du coup, Donald Trump a annoncé par tweet qu’il remettait en œuvre les droits de douane. Des discussions ont encore eu lieu la semaine dernière, entre la Chine et les États-Unis. Sans succès. Si bien qu’hier, à son tour, la Chine a décidé d’augmenter ses droits de douane sur 60 milliards de dollars de produits américains.

    De leur côté, les États-Unis ont mis en place une taxe de 25 % sur des produits chinois représentant 200 milliards de dollars. Quant à la Chine, elle a déjà menacé d’arrêter d’acheter des produits agricoles et de réduire ses commandes d’avions Boeing.

    Jusqu’où peut aller cette guerre commerciale ?

    D’abord, il ne faut pas oublier que c’est une promesse électorale de Donald Trump. Et il est sûr que ces taxes vont rapporter beaucoup. Il explique même que ces taxes vont permettre de compenser le manque à gagner des agriculteurs américains qui exporteront moins vers la Chine.

    En fait, pour l’administration américaine, il ne s’agit même plus d’une guerre commerciale, mais d’un affrontement quasi-idéologique. Le fait est que les États-Unis voient leur superpuissance menacée par la Chine, y compris sur le plan militaire. Et de nombreux lobbys conservateurs poussent Donald Trump à affaiblir la Chine par tous les moyens possibles – à commencer par le commerce. Face à cela, la Chine n’a pas d’autre choix que d’opter pour une réponse de type victimaire. De manière à mobiliser son 1,3 milliard d’habitants. Le problème de cette guerre commerciale, c’est qu’elle fait déjà une victime : c’est la croissance chinoise. La seconde, ce sera la croissance US.

    Et in fine, c’est la croissance mondiale qui risque de s’effondrer sous le poids de cette bataille d’egos entre les N°1 et 2 mondiaux.

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  • Le business du Festival de Cannes

    Soumis par MargauxS le Vendredi 10 mai 2019 à 10:54
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    Mardi prochain s’ouvre le Festival de Cannes. C’est la grande fête du Cinéma. C’est aussi une affaire de gros sous.

    Un : C’est un évènement très médiatisé. Et deux : en parallèle il y a un vrai marché du cinéma. Pour ce qui est de la médiatisation on estime que c’est le troisième évènement mondial après les jeux Olympiques et la Coupe du Monde. On dénombre 120.000 visiteurs dont plus de 4.000 journalistes. Pendant 12 jours, la population de Cannes passera de 75.000 à plus de 200.000 personnes

    Autant de monde qu'il faut héberger, nourrir, divertir dans un environnement très contraint et aussi garantir la sécurité.

    C’est pourquoi près de 700 fonctionnaires de police sont mobilisés autour de la manifestation, 639 caméras quadrillent la ville.

    D'énormes jardinières en béton balisent déjà la Croisette et aucun bateau ne pourra approcher du palais. Il y a également tous les gros yachts à approvisionner, les fêtes à animer, sans compter tous les évènements comme les projections privées.

    Donc pour Cannes cette 72 e édition est une vraie aubaine économique…Naturellement comme les précédentes. Et le prestige de Cannes tient plus au Festival connu mondialement qu’à sa très belle Croisette. Il faut bien mesurer que pendant dix jours tous les hôtels affichent complet avec des tarifs largement gonflés.

    Du coup beaucoup de particuliers louent leur domicile. On dénombre 18.000 annonces de meublés touristiques pour 5130 chambres d’hôtel. Au total, le maire David Lisnard, estime le nombre de nuitées supplémentaires à 500.000. Ce qui crée 2.400 emplois ponctuels. Si bien que le total des retombées économiques atteindrait près de 200 millions d’euros. Ce qui est bon pour Cannes et pour la Cote d’Azur. Et tout cela c’est sans compter le marché du film qui se tient dans les coulisses. Un marché où s’échangent des droits cinématographiques.

    Un marché qui attire 12.500 professionnels auxquels sont proposés pas moins de 3.800 films. Ça, c’est la face cachée de Cannes. Mais sans doute la plus rentable et qui connait un développement spectaculaire.

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