• Le patron de Twitter payé 1,4 $ par mois ?!

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 11 avril 2019 à 10:40
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    Au moment où certains patrons défraient la chronique par des salaires exorbitants, il y en a un qui fait pitié avec une rémunération misérable…

    Presque tous nos auditeurs connaissent sa société puisqu’il s’agit de Jack Dorsey, le patron de Twitter. Cela fait maintenant quatre ans qu’il reçoit un salaire annuel de 1,40 dollar. C’est-à-dire 140 cents comme les fameux 140 signes qui faisaient la spécificité des tweets. En euro cela représente donc 1,24 euro par an.

    Alors ne sortez pas vos mouchoirs, Jack Dorsey possède 16 millions d’actions Twitter. Ce qui représente 495 millions d’euros. Comme l’action Twitter est passée au cours des six derniers mois de 26 à 35 dollars, il a donc gagné pendant cette période 144 millions de dollars. Ce qui revient à 24 millions de dollars par mois. Mais à chaque fois qu’il gagnait de l’argent, ses actionnaires aussi.

    Vous voulez dire que c’est un système assez vertueux ?

    Je pense même qu’à notre époque où beaucoup de patrons gagnent des sommes inconsidérées en faisant perdre de l’argent à leur entreprise, c’est un système assez sain.

    On l’a oublié, mais Steve Jobs, le créateur d’Apple était payé 1 dollar. Et son successeur, Tim Cook a un salaire de l’ordre de 100.000 dollars. Mais il reçoit 1 million d’actions Apple par an. Comme l’action Apple a augmenté de 50 dollars depuis le début de l’année, il a donc déjà gagné 50 millions de dollars.

    S’agissant de Jack Dorsey, c’était aussi symbolique car Twitter avait connu beaucoup de problèmes après son introduction en bourse. Et ce salaire de 140 cents était destiné à rassurer Wall Street mais aussi les salariés.

    Mais d’autres patrons de la high tech suivent cette voie, comme Mark Zuckerberg, le patron de Facebook qui perçoit 1 dollar par an ou comme Evan Spiegel, le patron de Snapchat. 

    Dans tous les cas, ils ne sont pas à plaindre car ils ont plein d’actions, mais ils montrent leur attachement à faire grimper la valeur de leur société. Ce qui est l’esprit même du capitalisme.

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  • Vers un retour de l’encadrement des loyers à Paris ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 10 avril 2019 à 10:53
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    Alors un encadrement des loyers avait été tenté à Paris en 2014 avant que Manuel Valls y mette fin. Mais il est sur le point de revenir ?

    Oui, selon nos informations, les deux ministres concernés, Jacqueline Gouraut pour les territoires et Julien Denormandie pour le logement ont déjà signé le décret. C’est une mesure à laquelle 80 % des français sont pour, notamment dans les métropoles. Même si Emmanuel Macron n’y a jamais été favorable.

    Lors de la signature d’un nouveau bail, tout propriétaire doit respecter un loyer de référence dans une fourchette de moins 30 % à plus 20 %. Des expériences courtes ont été menées à Paris et à Lille avec un succès plus ou moins mitigé et un taux de respect de l’ordre de 60 %. Si Emmanuel Macron n’y est pas favorable, c’est que parler d’encadrement des loyers, c’est punir d’une certaine façon les bailleurs. Or, le principal problème qui explique les loyers élevés, c’est le manque de biens à louer sur le marché.

    Pour cela, il vaut donc mieux trouver des carottes pour encourager les propriétaires, plutôt que des bâtons qui les retiennent de louer.

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  • Pourquoi l’alcool est-il de plus en plus cher ?

    Soumis par MargauxS le Mardi 9 avril 2019 à 12:01
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    Que se passe-t-il sur les prix de l’alcool qui auraient augmenté en moyenne de 3,2 % ?

    Vous avez bien remarqué cette subite hausse des prix qui n’épargne aucun alcool. Par exemple les prix du pastis ont augmenté de 6,8 % depuis le mois de février. Le prix des mousseux a progressé de 5,3% et celui des bières +7,3%. Les amateurs de rhum et de gin souffrent avec des hausses respectives de 8,6% et 8,8%. Dans certains cas, les bouteilles d’alcool atteignent des prix psychologiques comme la bouteille de Ricard qui a franchi les 20 euros. Si bien que les consommateurs sont obligés de changer de marque d’alcool et de prendre des produits issus de la grande distribution

    Mais comment explique-t-on cette hausse à la fois subite et forte ?

    Eh bien, il y a quelques mois les députés ont voté une loi dite loi-alimentation dont le but était de mieux rémunérer les agriculteurs. C’était un signal fort envoyé à la grande distribution qui était accusée – souvent à juste titre – de piétiner les petits producteurs locaux.

    Ce que les députés ont oublié, c’est qu’en obligeant les très grandes surfaces à acheter plus cher le lait ou la viande, il y aurait un effet boomerang. Puisque ces grands groupes voient leurs marges se réduire sur des produits de base ils l’ont augmenté sur l’alcool où les marges étaient jusqu’ici assez faibles de manière à ne pas être perdant.

    Les professionnels de la santé se réjouissent. Car tout ça pourrait faire baisser la consommation d’alcool, notamment chez les jeunes. Au moment où on parle pouvoir d’achat, ça tombe mal en tout cas. Pour beaucoup de français le budget alcool est de 344 euros par an en moyenne. Donc la hausse aura un impact de 20 euros.

    Il n’en n’était pas question hier dans tous les sujets liés au grand débat et pourtant le prix d’une bière peut vite devenir un sujet brûlant pour beaucoup de français qui sont à dix euros près à la fin du mois.

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  • La facture d'électricité : plus de la moitié de notre budget énergie ! Quid ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Lundi 8 avril 2019 à 10:44
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    L’Insee vient de rendre publique une étude sur le coût de notre électricité qui représente plus de la moitié du budget énergie !

    Oui, cette étude ne sort pas au hasard, à la veille de la restitution du Grand Débat qui débute aujourd’hui au Grand Palais. Parce que, selon l’Insee, les Français dépensent en moyenne 960 euros par an en électricité. Ce qui est considérable. Et c’est encore plus important pour ceux qui disposent d’un chauffage électrique. Dans ce cas, la facture dépasse les 1.020 euros par an.

    Pour avoir une idée bien précise de ce que cela représente, selon l’Insee, cela représente 57 % du budget énergie des français. Et le pire c’est qu’en France, le prix de l’électricité est plutôt bas par rapport aux autres pays. Nous allons d’ailleurs subir une nouvelle hausse de 6 %, sans doute au cours de l’été prochain. Ce qui représentera un surcoût de 85 euros.

    Il n’y a pas qu’un facteur prix. A cause d’Internet et de tous les appareils connectés, nous consommons tous chacun 2 % de plus chaque année.

    C’est un sujet qui peut être abordé dans la suite du Grand Débat ?

    Écoutez : on le verra dès ce matin et à midi avec le discours de conclusion du Premier Ministre. Mais ces derniers jours, parmi les mesures évoquées en haut lieu pour répondre aux inquiétudes des Français, il y avait des sujets fiscaux.

    Et il était question de supprimer totalement la TVA de 20 % sur les factures d’électricité. Ce qui permettrait de rendre 200 euros aux ménages. Parce qu’il faut savoir que lorsque vous payer votre facture d’électricité, vous acquittez quatre impôts : la contribution au service public de l’électricité, la taxe sur la consommation finale d’électricité et la contribution tarifaire d’acheminement électricité et la TVA. Au total, le poids des taxes représente 35 % de votre facture.

    Supprimer au moins la TVA pourrait être une mesure bien accueillie, notamment par les retraités qui consomment davantage d’électricité. Mais, plus généralement, ce serait bien aussi que les écologistes arrêtent de vouloir qu’on tire un trait sur l’énergie nucléaire. Ce n’est pas avec des éoliennes laides et chères ou des panneaux solaires fabriqués en Chine que l’on réglera le problème de nos factures électriques.

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  • Parachute doré à 37 millions du patron d'Airbus

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 3 avril 2019 à 10:25
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    Alors Yves, c’est au tour du patron d’Airbus de défrayer la chronique puisqu’il va partir avec un parachute doré de près de 37 millions d’euros ?

    Oui, Tom Enders qui quitte Airbus dans une semaine exactement n’a pas de souci à se faire puisqu’il part avec 36,8 millions d’euros En fait, il ne va pas toucher un seul chèque mais plusieurs. D’abord 7,3 millions pour le rachat de ses actions Airbus. Ensuite 3,2 millions pour une clause de non-concurrence qui n’est valable qu’un an. Ce qui fait tout de même un peu cher payé. Et puis sa retraite chapeau qui est payée par Airbus et qui s’élève à 1,31 million d’euros par an sur les 20 prochaines années.

    Vous allez me dire « oui mais Airbus se porte bien. L’action est au plus haut. Tout cela n’est pas anormal »…Si, tout cela est très excessif. Il y a quelques jours déjà, je vous parlais du patron de Technip qui s’apprête à partir avec 15 millions d’euros.

    En cette période de crise des inégalités, de fracture sociale considérable, c’est jouer avec le feu que de se faire attribuer un tel parachute doré.

    Mais Bruno Le Maire ne s’en est pas ému ?

    Personne, alors qu’il y a dans ce parachute doré une forme de mépris à l’égard des petits actionnaires et surtout des collaborateurs d’Airbus

    Car l’avenir que Tom Enders laisse à son successeur n’est pas jonché de pétales de roses.

    A cause de son très mauvais caractère, il s’est séparé de tous les piliers d’Airbus, Marwan Lahoud ou Fabrice Brégier. Et puis surtout, il a remué la sauce nauséabonde d’une vieille affaire de corruption. Si bien qu’Airbus est dans le viseur de la justice américaine avec à la clé, une amende de plusieurs milliards de dollars.

    C’est pourquoi on aurait pu s’attendre à ce qu’un représentant de l’État, qui est actionnaire à hauteur de 11 %, s’émeuve de ce chèque somptueux.

    En tous cas on peut se demander ce que font à Bercy ceux qui sont chargés des participations publiques, puisque les trois scandales récents touchent trois entreprises liées à l’État : Renault, Technip et Airbus. Et pour une fois c’est le privé qui montre l’exemple.

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  • Le produit d’épargne patriotique

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 29 mars 2019 à 10:10
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    Bruno Le Maire a demandé à BPI France de construire un produit d’épargne patriotique pour tous les Français. De quoi s’agit-il ?

    Oui, le Ministre de l’Économie a missionné Nicolas Dufourcq, le patron de BPI France, un produit qui soit estampillé patriotique.

    Il part du constat que le Livret A qui bat des records de collecte, est un produit perdant pour les épargnants et même l’assurance-vie.

    Bref, il y a ce paradoxe français où nous avons un taux d’épargne record et pendant ce temps-là des entreprises qui se font racheter par les Chinois.

    L’idée est donc tout à fait légitime, mais toute la subtilité est de savoir quel type de produit mettre en place. S’agira-t-il d’un livret comme il en existe pour le développement durable ou bien de Sicav réservées à des actions d’entreprises stratégiques ?

    Et quels seront les avantages fiscaux qui seront réservés à un tel nouveau produit ? Car les épargnants français aiment bien les économies d’impôt.

    Bref, l’idée est bonne. Mais Nicolas Dufourcq va avoir du travail afin de trouver le produit qui convienne à la fois au fisc, à la concurrence et aux Français.

     

    Cela montre tout de même une préoccupation nouvelle de la part de nos dirigeants ?

     

    Oui. Ils ont compris que le patriotisme économique est finalement plus une question d’épargnants que de ministres.

    Ce n’est pas par des décrets que l’on empêchera les Chinois d’acheter telle ou telle entreprise stratégique, mais en y associant directement les Français.

    Et Angela Merkel avait bien l’air ridicule mardi à côté d’Emmanuel Macron face au président chinois alors que le lendemain on apprenais qu’un constructeur chinois venait d’acheter 50 % de Smart.

    Toute la question, sera de définir ce qui est patriotique et ce qui ne l’est pas en termes d’économie et de placement.

    Par exemple, actuellement, les deux tiers de la dette française sont détenus par des mains étrangères dont nous dépendons complètement.

    Ce serait peut-être bien que l’on trouve aussi la possibilité que les Français soient les créanciers de la France, plutôt que les Chinois ou des fonds spéculatifs. Mais là, c’est encore plus compliqué.

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  • Un éventuel rapprochement entre Renault-Nissan et Fiat-Chrysler

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 28 mars 2019 à 11:14
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    Hier une information publiée par le Financial Times évoquait des discussions entre Renault-Nissan et Fiat-Chrysler pour un éventuel rapprochement. Qu’en est-il vraiment ?

    Dabord, il faut dire que lorsque le Financial Times sort une information de cette importance, il y a toujours quelque chose de vrai.

    En l’occurrence, ce dont on est certain, c’est que la famille Agnelli - qui est l’actionnaire de Fiat - cherche clairement un partenaire. Elle discute également avec le groupe Peugeot-Citroën-Opel, d’autant plus qu’il existe déjà des partenariats ponctuels entre les deux groupes.

    Son souhait n’est pas de sortir du secteur automobile, mais de faire une fusion intelligente qui permette de faire grandir Fiat à l’international.

    Et puis tout cela vient du fait que le petit-fils de Gianni Agnelli, John Elkann, qui mène ces discussions est très désemparé depuis la mort brutale de Sergio Marchionne qui avait redressé Fiat-Chrysler.

    Donc à la base, il y a d’abord un sujet Fiat qui est maintenant distancé en Europe par Renault, Volkswagen et Peugeot

     

    Mais Renault-Nissan est-il le partenaire idéal ?

     

    C’est ça le sujet. Les investisseurs ont l’air de le croire puisque l’action Renault s’est envolée hier après l’annonce de ces rumeurs.Grâce à Nissan, Renault est présent aux États-Unis, à la différence de Peugeot. Ce qui permet de multiplier les synergies.

    Mais il y a aussi pas mal d’inconvénients. A commencer par l’affaire Nissan. Car cela va encore plus déplacer le centre de gravité du nouvel ensemble, loin du Japon.

    Le deuxième inconvénient, c’est que le premier actionnaire de Renault, c’est l’état. Et ça pour la famille Agnelli c’est un gros problème

    En fait, les cultures d’entreprises sont bien plus proches entre la famille Peugeot et la famille Agnelli qu’entre Renault et Fiat.

    Mais le plus difficile est de construire un projet qui crée de la valeur, qui ne détruit pas des emplois et qui crée un effet de levier à l’international. C’est pourquoi il y a encore loin de la coupe aux lèvres entre le début d’une rumeur et une information officielle.

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  • Les fruits et légumes gratuits ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Mardi 26 mars 2019 à 10:47
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    Des fruits et légumes remboursés par la Sécurité Sociale, c’est une idée étonnante de chercheurs américains. Quels sont leurs arguments ?

    Ce titre de l’Obs est en effet peu habituel mais à l’heure de la contestation un peu partout dans le monde de la classe moyenne qui ne s’en sort plus, nos Gilets jaunes, mais aussi les soucis alimentaires de la classe moyenne en Europe, au Venezuela ou ailleurs, partout se pose la même question : avec un salaire moyen, comment s’en sortir quand la vie est de plus en plus chère ? Or se nourrir correctement coûte cher et c’est l’explication du succès de la malbouffe. D’où la réflexion de certains : comment améliorer l’alimentation et donc la santé de la population tout en l’aidant financièrement ?

    D’où cette idée des chercheurs américains qui connaissent le même problème

    En pire, puisqu’ils sont confrontés à une obésité inquiétante. Des chercheurs de différentes université et hôpitaux aux Etats-Unis se sont unis sous l’égide de la professeur Yujin Lee pour poser des questions nouvelles mais fondées : peut-on combler le trou de la Sécu en mangeant mieux ? Faut-il rembourser les fruits et légumes pour que la population soit moins confrontée à des maladies terribles et qui coûtent cher à la société ? Ce genre d’idées n’est pas nouvelle, cela fait des années qu’en France, certains comme le docteur Jacques Bazex, de l’Académie nationale de médecine, réclament le remboursement du sport par la Sécurité sociale car il évite lui aussi nombre de maladies coûteuses.

    Mais justement quand on parle de coût, c’est très difficile à chiffrer

    C’est justement ce qu’explique l’équipe américaine dans le journal Plos Medicine : "pratiquement dans tous les pays, les dépenses de santé continuent de grimper de façon dramatique, les maladies liées au régime alimentaire en étant l'un des moteurs majeurs ». Aux États-Unis, les dépenses de santé ont triplé en cinquante ans et représentaient 18% du PIB en 2016. En France, on est à 11% du PIB, ça fait beaucoup d’argent qui pourtant ne prend pas en compte les effets secondaires de la mauvaise alimentation : absences au travail et du coup indemnités, handicap etc. Bref, une idée qu’on ne verra certainement pas dans les conclusions du Grand Débat mais qui pourrait être une piste pour lutter contre l’appauvrissement...

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