Moins de dépenses à l'Elysée mais encore des efforts à faire selon la Cour des comptes

Dans son rapport annuel publié jeudi, la Cour des comptes salue les efforts fait dans la gestion du budget de l’Élysée et appelle à poursuivre ces efforts.

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"Bien mais peut mieux faire". C’est en quelque sorte l’appréciation laissée dans son rapport annuel par la Cour des comptes concernant la gestion du budget de l’Élysée. Ce rapport remis ce jeudi au président de la République, à trois jours de la passation de pouvoir, montre "une maîtrise des dépenses et une amélioration des conditions de la gestion", mais la Cour estime que "des progrès sont encore possibles" et appelle les services de la présidence à poursuivre leurs efforts.

Les magistrats notent ainsi qu’en 2016, "les dépenses ont été contenues dans la limite de la dotation initiale, fixée à 100 millions d'euros contre 109 millions d'euros en 2012", première année du quinquennat. De même, sur cette période du quinquennat, "la masse salariale a baissé de 4,5%, pour un effectif de référence de 806 agents". "Les dépenses de déplacements du président de la République se sont élevées à 17,6 millions d'euros, en augmentation par rapport à 2015 du fait de la nature des voyages effectués cette année". "Les efforts de gestion ont toutefois permis de limiter le coût de ces déplacements", ajoute la Cour.

Par ailleurs, "les réserves sont passées de 1,3 million d'euros en 2012 à 16,5 millions à la fin de 2016", indiquent les magistrats. Mais l'institution chargée de contrôler les comptes publics relève que ces réserves "étaient destinées à financer un important programme de rénovation immobilière" et que "le Président de la République vient de décider d'en restituer 10 millions au budget général de l'État, ce qui laisse entière la question du financement de ces travaux".

Selon elle, "la finalisation du schéma immobilier, dont le coût global atteindrait au minimum 100 millions d'euros sur sept ans, ainsi que l'engagement de travaux urgents, constituent des défis à relever rapidement". "Un report des opérations de conservation du patrimoine risquerait d'accroître les coûts nécessaires à sa restauration", met en garde la Cour des comptes.