Le chef Michel Sarran perd sa bataille judiciaire contre Axa

Valérie Pons, co-présidente de l'Umih 82, était l’invitée de Benjamin Glaise le 19 août dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

Les restaurauteurs abandonnés par leurs assureurs face aux pertes liées à l'épidémie. (ERIC PIERMONT - AFP)

Le tribunal de commerce de Toulouse a donné raison à l’assureur Axa face au chef Michel Sarran. Une décision étonnante ?

 

Une absence totale de solidarité des assureurs

"Ce qui me fait réagir, c’est plutôt l’absence d’accord le 11 mai dernier entre les assureurs et la filière, estime Valérie Pons, co-présidente de l'Umih 82. Union des métiers de l’industrie et de l’hôtellerie. Et ce malgré l’intervention de l’Etat, qui avait imposé qu’un accord soit trouvé et que des négociations soient entamées. C’est ça qui a laissé Michel Sarran seul face à son assureur. C’est le pot de terre contre le pot de fer."

"L’Etat avait pris en compte les demandes de l’Umih pour tous les professionnels. Ce n’est pas le Covid qui a fermé nos établissements, mais une fermeture administrative imposée pour y faire face, rappelle Valérie Pons. Tous les professionnels se sont trouvés démunis et se sont retournés de manière naturelle vers leurs assureurs en qui ils ont confiance. Ils se sont retrouvés face à un mur et une absence de solidarité assez historique."

 

42 milliards de bénéfices pour les assureurs

L’Umih a-t-elle décidé de lancer une action collective avec d’autres restaurateurs ? "En fait, tous les contrat sont individuels et liés à des clauses spécifiques à chaque entreprise. L’Umih 82 a été rejointe par l’Aveyron, le Gers, l’Ariège, le Tarn… Cela a été un énorme travail de mutualisation des moyens des adhérents pour leur permettre de faire des actions individuelles au travers d’un seul avocat expert. C’est notre rôle essentiel de défense de nos entreprises."

Les restaurateurs pourront-ils être indemnisés ? "Nous y croyons, avec le travail que l’on a fait depuis avril dernier. On pense être prêts à proposer aux professionnels de les accompagner individuellement. On ne lâchera rien, c‘est la survie de nos entreprises et de l’emploi que nous portons. Nous portons 3.000 emplois. À ce jour, nous avons sept établissements qui ont fermé. Les pertes s’élèvent entre 45 et 75% du chiffre d’affaires. Les assureurs ont cumulé 95 milliards d’euros d’encaissement de nos cotisations avec un taux de sinistralité de 43 milliards sur vingt ans." Soit un bénéfice de 52 milliards d'euros pour les assureurs…

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