La France est un des "leaders de l’exploitation de la chaîne du froid"

Le secteur de la logistique et de la chaîne du froid sont sur les starting-blocks pour organiser les livraisons de vaccins. Reportage de Clément Bargain.

Un réfrigérateur permettant de conserver les vaccins à -70 degrés. (Photo by Tiziana FABI / AFP)

Jeudi 3 décembre 2020, Jean Castex, Premier ministre, présente en conférence de presse la stratégie vaccinale et la stratégie de tests mises en place par le gouvernement. Parmi les questions qui restent en suspens, celle de la logistique : les vaccins de Moderna et Pfizer/BioNTech doivent être conservés à des températures polaires, -20 et -70 degrés respectivement. Les professionnels de la chaîne du froid en France se disent prêts. Reportage de Clément Bargain.

 

La France est un des "leaders de l’exploitation de la chaîne du froid"

La filière de la chaîne du froid sera centrale dans la gestion logistique de la campagne de vaccination, et elle se veut rassurante : elle sera prête à relever le défi. Gérald Cavalier, président du groupe Cémafroid et de l’Association française confirme que la logistique nécessaire, "ce n’est pas habituel pour des vaccins" qui, normalement, se stockent dans un frigo classique.
"Si on est au-dessous de -70 degrés, il faut une combinaison d’emballage réfrigérant" utilisant, par exemple, de la "glace carbonique". "On va les transporter de préférence et les stocker de préférence dans un véhicule à -20 degrés."

La France est néanmoins équipée : elle compte un camion frigorifique pour 450 habitants, un des niveaux les plus élevés du monde. "Nous avons la chance, en France, d’avoir des emballages isothermes, des fabricants d’emballages pour la pharma, des camions frigorifiques..." Gérald Cavalier souligne que le pays est un des "leaders de l’exploitation de la chaîne du froid".

 

"On ne livre pas de la même façon un médecin généraliste et un hôpital"

Cette capacité logistique devrait faciliter la mise en place de la campagne vaccinale massive, bien que le gouvernement doive préciser les lieux de stockage ou encore les zones de vaccination, pour que la filière s’organise. "On ne livre pas de la même façon un médecin généraliste dans un village de campagne qu’un gros hôpital dans une grande ville", souligne Jean-Eudes Tesson, président de la chaîne logistique du froid.

 

 

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