Ford refuse finalement le plan de reprise de son usine de Blanquefort

Philippe Poutou, délégué CGT de l’usine Ford de Blanquefort en Gironde et ancien candidat NPA à la présidentielle, était "L’invité de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 14 décembre 2018, animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger. Il revient sur le refus du plan de reprise de l'usine Ford de Blanquefort.

 

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Ford ne veut pas de repreneur pour son usine en gironde

Philippe Poutou est délégué CGT de l’usine Ford de Blanquefort en Gironde et ancien candidat NPA à la présidentielle. Au micro de Patrick Roger, il commente la décision de Ford qui refuse le plan de reprise de son usine de Blanquefort, en Gironde. Reste-t-il un espoir de voir la situation changer ? "On ne lâche pas l'affaire et on va continuer à se battre même si les conditions sont défavorables. Notre objectif de ces dernières semaines était d'empêcher que Ford ne refuse un repreneur et de trouver des conditions pour une discussion favorable. Et là, Ford montre qu'il va fermer, malgré les profits, et en empochant les aides publiques. Il n'a même pas l'envie de sauver l'usine."

Selon Ford, le plan ne serait pas sérieux et le repreneur, pas solide. "Ce qu'on ne sait pas de l'extérieur, c'est que Ford n'a même pas étudié le dossier. Il n'y pas eu de procédure de consultation ou de discussion. Depuis le début, Ford refuse de donner des informations, de collaborer, et gagne du temps."

Les raisons du refus de Ford

Quelles sont les principales raisons du refus de Ford de trouver un repreneur ? Est-ce que cela lui coûterait très cher ? "Oui, il y a de cela. Un reprise coûterait un peu plus cher à Ford que de licencier et fermer l'usine, même si cela entraîne des coûts de déconstruction et de dépollution. Une reprise suppose que celui qui lâche l'usine participe au plan de reprise, car un projet industriel ne se met pas en place du jour au lendemain. Cela suppose que Ford garde de la production pendant quelques années."

C'est ce qui s'est passé à Strasbourg. "Mais ici, cela fait dix ans que Ford veut fermer l'usine. Une décision est prise et il est hors de question de rester plus. Ce n'est pas un problème de concurrence, ni un problème économique mais un problème de choix, et ils iront au bout." L'État est embêté car il n'a pas les moyens d'empêcher cela. La question aujourd'hui, c'est : "Comment sauver un bout de cette usine-là, sauver 400 emplois et sauver les 2.000 emplois induits de la région ?". Philippe Poutou ne pourra pas être présent lors de la prochaine manifestation des "gilets jaunes" mais il soutient le mouvement.

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