Fermeture totale des bars et restaurants à Marseille : "c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase"

Frédéric Jeanjean, secrétaire général de l’UMIH (l’Union des métiers et des industries de l’Hôtellerie-Restauration) des Bouches-du-Rhône, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 23 septembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Un homme portant un masque de protection passe à côté de la terrasse d'un café sur le Vieux Port, le 2 juin 2020 à Marseille (Christophe SIMON - AFP/Archives)

C’est la colère chez les restaurateurs. La nouvelle leur est tombée sur la tête lors de la conférence de presse d’Olivier Véran…

 

Les statistiques avant la réalité

"On ne s’y attendait absolument pas, tout le monde l’a appris par la télévision. Nous étions en contact avec le préfet qui semblait le découvrir, cela semble a avoir été fait dans la précipitation, confie Frédéric Jeanjean, secrétaire général de l’UMIH (l’Union des métiers et des industries de l’Hôtellerie-Restauration) des Bouches-du-Rhône. Il semble que ce ministre réponde plus à des injonctions statistiques qu’à la réalité."

"Ce qui nous révolte est que si l’on doit fermer, pourquoi laisser les centres commerciaux, la grande distribution ouverts ? La quasi totalité des professionnels respecte un protocole très stricte que nous avons contribué à mettre en place, rappelle le propriétaire de la Brasserie des Templiers, à Marseille. On va encore, 48 heures avant, avoir des stocks sur les bras. Les commandes et les livraisons ont lieu en fin de semaine pour la semaine d’après…"

 

7.000 entreprises en danger de mort

Les gestes barrière ne seraient pas assez respectés ? "On avait obtenu d’être ouverts jusqu’à 1 heure du matin, la contrepartie était des contrôles accrus et les professionnels qui s’affranchissaient de ces règles devaient être lourdement sanctionnés. Les sanctions sont tombées. Les assurances ne nous remboursent pas, on ajoute de la perte alors que nous sommes déjà en difficulté. Au moment où on allège le chômage partiel, le personnel va perdre 30% de ses salaires et les pourboires."

Qu’attendent les professionnels des Bouches-du-Rône désormais ? A priori rien, hélas… "On nous ferme d’une manière aussi brutale, il n’y a aucune contrepartie, constate Frédéric Jeanjean. La question est d’assurer la survie des entreprises et des emplois. Tout le secteur représente 7.000 entreprises dans les Bouches-du-Rône. On ne sait pas du tout où l’on va. Après les gifles déjà reçues, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase."

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