Coronavirus Covid-19 : "il faudrait envisager d’indemniser les autocaristes"

La Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV)craint des « défaillances brutales » et « imminentes » face à la propagation du coronavirus Covid-19.

Les établissements scolaires ont choisi d'annuler toutes les sorties en autocar. © AFP

Jean-Sébastien Barrault, Président de la FNTV, demande en urgence la mise en place d’un fonds de garantie pour prévenir les faillites. Il était l'invité de Patrick Roger le 5 mars 2020 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"95% des autocaristes de France ont connu des annulations"

"On a souhaité alerter les pouvoirs publics et le gouvernement sur les conséquences dramatiques du Covid-19 sur l’activité de nos entreprises. Cela fait quelques jours qu’on assiste à une baisse de l’activité qui s’explique par une diminution du nombre de touristes qui viennent visiter la France mais aussi par le fait que les Français partent moins en voyage.

S’y ajoute l’annulation quasi-systématique par les établissements scolaires et les rectorats de toutes les sorties scolaires, tous les voyages scolaires et tous les séjours linguistiques. Nous avons des entreprises qui ont 50 à 80% de leur carnet de commandes qui est vide. 95% des autocaristes de France ont connu des annulations ces derniers jours. Et on a voulu tirer la sonnette d’alarme parce que la situation est particulièrement préoccupante."

"Dans notre secteur, le chiffre d’affaires qui n’est pas passé est définitivement perdu"

"Il n’y a pas de consignes ministérielles pour annuler l’ensemble des voyages scolaires. Bien souvent il y a une surinterprétation de la part des établissements scolaires des consignes ministérielles. Tous les voyages jusqu’aux vacances de Pâques ont été annulés. On touche un période de forte activité pour les transporteurs car c’est entre mars et juin qu’il y a le plus de sorties.

On a alerté le ministre des Transports, on a alerté Bercy également. Et d’après les informations que l’on a, nous serons reçus dans les prochains jours. Le gouvernement a certes facilité le recours au chômage partiel et a permis le report des charges fiscales et sociales. Mais il nous semble que ces mesures ne seront pas suffisantes et qu’il faudrait envisager d’indemniser les entreprises qui auraient des pertes extrêmement significatives de leur chiffre d’affaires. La particularité de notre secteur est que le chiffre d’affaires qui n’est pas passé aujourd’hui ne sera pas reporté à demain", a fait remarquer Jean-Sébastien Barrault.

 

Cliquez ici pour écouter "C'est à la une" avec Patrick Roger

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !