Bosch : "300 emplois de salariés du diesel sont menacés à très court terme"

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Le diesel, condamné à mort ? AFP

Le Chef de l'État, Emmanuel Macron, s'est exprimé devant les Français à la télévision, mercredi 14 novembre au soir. Il a notamment confirmé la hausse des taxes sur les carburants et la volonté du gouvernement de changer le parc auto du diesel. Toutes ces déclarations sont très loin de rassurer les quelque 1.500 salariés de l'usine Bosch, à Rodez, dans l'Aveyron, qui se battent depuis deux ans pour leur avenir. Le site, qui est le premier employeur privé de l'Aveyron, est spécialisé dans les injecteurs pour les moteurs diesel. La crise des gilets jaunes et la réponse du Gouvernement sèment le trouble. Christine Bouillot est allée à leur rencontre à Onet-le-Chateau, où se trouve l'usine Bosch.

"Le gouvernement devrait avoir un discours de vérité sur le diesel "

À deux jours de la grande journée de mobilisation des gilets jaunes, impossible pour les cadres et les techniciens de l'usine Bosch de rester silencieux. Ils ne remettent pas en cause la colère des Français, mais le discours du gouvernement sur la place du diesel en France.

"Le gouvernement devrait avoir un discours de vérité sur le diesel ; quel bilan carbone une voiture essence a par rapport à une voiture diesel ou une voiture électrique et éviter de faire des effets d'annonces qui sont pour nous purement politiques et qui sont un non-sens social pour nous, parce que ce sont 300 emplois qui sont menacés à très court terme", explique Pascal Raffanel, délégué syndical CFE-CGC de Bosch.

"Quand on voit les derniers résultats en termes d'émissions NOx, les résultats des véhicules diesel sont excellents"

Si le site cherche des solutions pour aller sur d'autres marchés, son avenir dépend pour l'instant du diesel et de ses nouveaux moteurs capables de répondre aux enjeux environnementaux. "Quand on voit les derniers résultats en termes d'émissions NOx, entre autres, sur les nouvelles conditions de tests, qui sont en conditions réelles, donc ce que le véhicule émet vraiment, les résultats des véhicules diesel sont excellents et on s'aperçoit que quand ces véhicules sont achetés, ils ne sont pas mis en Crit'Air 1 sur la vignette qui est censée classer le véhicule au niveau propreté".

Ils ont tous rendez-vous la semaine prochaine à Bercy, avec Bruno Lemaire, mais l'avenir s'assombrit : des mesures de chômage partiel semblent inévitables dès le 1er janvier prochain.

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