Benoît de Saint-Sernin : "au Salon des forces spéciales, on attend surtout le GIGN, le RAID, nos services de renseignement"

Benoît de Saint-Sernin, organisateur du Salon des forces spéciales et président du Cercle de l’Arbalète, était l’invité de Patrick Roger le 29 juin dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

La 5ème édition du Salon des forces spéciales démarre le 29 juin 2021 au camp de Souges, en Gironde. © AFP

"Le but de ces innovations, c’est de reprendre de l’avance sur les terroristes"

"Ce n’est pas du tout un salon grand public. Le job du Cercle de l’Arbalète, c’est d’aller chercher des innovations. Ces innovations, on ne va pas forcément les montrer à tout le monde, parce que le but de ces innovations, c’est justement de reprendre de l’avance sur les terroristes. Parmi les visiteurs, on attend surtout le GIGN, le RAID, nos services de renseignement, mais aussi nos invités étrangers, parce que beaucoup d’autres pays ont les mêmes ennemis que sont les terroristes", a déclaré Benoît de Saint-Sernin.

Benoît de Saint-Sernin a tout de même dévoilé deux des innovations présentées sur ce salon. "Ce sont des technologies, des dispositifs un peu spéciaux. Des caméras qui vous permettent de voir très loin à travers le brouillard et la pluie. L’une des innovations dont on est fier, est un chien robot, et sur ce chien, il y a des petits drones. Il va aller dans une sorte d’appartement reconstitué, les petits drones vont décoller et vont voir s’il y a des choses dans différentes pièces. Si l’on prend le drame du Bataclan, ce sont ces robots-là qu’on aurait pu faire entrer pour localiser les otages et les terroristes."

"On a évité de faire entrer le loup dans la bergerie"

Comme l’a expliqué Benoît de Saint-Sernin, non seulement les visiteurs, mais aussi les exposants sont triés sur le volet. "Il y a des pays qu’on n’a pas envie de voir. Par exemple, une boîte nous a proposé des produits qu’on voulait. On a fait notre due diligence et on a trouvé des actionnaires chinois, plus haut, par un jeu de boîtes superposées. Du coup, on lui a refusé l’accès à notre salon. On a évité de faire entrer le loup dans la bergerie."

Ce salon, sera-t-il un succès ? "Malgré les restrictions liées au Covid-19, il y a 45 pays qui ont pu venir car ils veulent ce matériel français, ils veulent ces technologies françaises. S’il y a un seul indicateur du succès de ce salon qu’on peut avoir, c’est celui-là", a répondu Benoît de Saint-Sernin.

 

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