Après un mois de juin "très dur", les commerçants de l'Aude lancent leur saison estivale

Reportage Sud Radio. Si le mois de juin a été difficile pour le secteur du tourisme dans le sud de la France, le retour des beaux jours enchante les professionnels, qui espèrent bien se refaire la cerise.

Thumbnail

"C’est le premier week-end où on peut vraiment profiter de la plage, la mer est encore fraîche, mais ça fait quand même du bien". Sur la plage de La Franqui, station balnéaire située sur la commune de Leucate (Aude), les vacanciers sont de retour en même temps que les beaux jours, après un mois de juin plutôt morose pour les professionnels du tourisme, comme le confirme Claude Antic, boucher sur place depuis 44 ans.

"On est à 50% de ce qu’on avait les années précédentes. Je pense que l’impact le plus important, c’est le coût de l’autoroute, du carburant, les salaires qui n’augmentent pas, la vie chère et les revenus qui baissent. De toutes façons, dans une activité commerciale, ce qui est perdu est perdu définitivement. On va donc passer entre quinze jours et trois semaines à rattraper ce qu’on n'a pas eu au mois de juin, et il nous restera le mois d’août pour essayer de faire un peu de trésorerie pour les difficiles mois d’hiver qui s’annoncent", déclare-t-il à Sud Radio.

La clientèle étrangère a notamment fait défaut ces derniers temps selon Nathalie Richard, qui tient un restaurant en face de la mer. "Soit ils descendaient plus bas, soit ils restaient dans les villes : Carcassonne, Toulouse… Ils ont été citadins plutôt que plagistes", regrette-t-elle. Fort heureusement, le soleil et les températures estivales sont désormais de retour, pour le plus grand bonheur de Corinne Touboul, vendeuse de glaces à La Franqui. "On a eu un mois de juin très dur pour les commerçants. Il n’a pas fait beau, il n’y avait personne… Il faut le reconnaître, les fins de mois sont dures pour tout le monde. Je pense que ce week-end, ça démarre ! On a eu beaucoup de monde, il y a eu beaucoup de monde sur la station, et avec la Coupe du monde, ça fait un plus. On a les Belges, on a les Allemands, on a les Français… On a un peu tout le monde ! Les gens viennent déguisés avec leurs drapeaux de couleur, c’est génial !", se réjouit-elle.

Un reportage de Christine Bouillot