Annonces de Jean Castex : "Le gouvernement s’achète une conscience"

Antoine Nori, propriétaire du magasin Cesare Nori, spécialisé dans le cuir, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 13 novembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Le magasin Cesare Nori, spécialisé dans le cuir, ouvre ses portes vendredi 13 novembre 2020 à Toulouse (JEFF PACHOUD - AFP).

Antoine Nori, propriétaire du magasin Cesare Nori, spécialisé dans le cuir, va quand même ouvrir sa boutique dans l’hyper centre toulousain vendredi 13 novembre.

 

Un des meilleurs mois de l'année

"Je vais ouvrir parce que, cela a encore été confirmé hier, il n’a pas de discussions pour nous sur la pertinence de fermer par rapport à l’urgence sanitaire. Sauf que l’accompagnement promis et annoncé par le gouvernement n’en est pas un. Lors du premier confinement, les deux mois de fermeture, nous avons dû nous acquitter des loyers, décalés et que nous sommes en train de payer maintenant. Nous n’avons eu aucun accompagnement de trésorerie. Les charges sociales, vous n’en avez pas. Nous avons toujours le stock du printemps."

"Les 10.000 euros annoncés, confie ce commerçant toulousain, pour beaucoup d’entreprises, cela représente entre 3 et 5% du chiffre d’affaires de novembre, qui est l’un des meilleurs mois de l’année. Le mois qui nous permet de dégager les marges pour tenir en février-mars, et payer nos salariés qui sont en CDI ."

 

Une aide insignifiante

"Le gouvernement fait des annonces et s’achète une conscience, estime Antoine Nori. Mais c’est très long, pas réactif du tout. Pour un petit coiffeur qui n’a pas de salarié, 10.000 euros, c’est très bien. Mais pour quelqu’un qui fait 20, 30, 40 fois plus au mois de novembre, c’est insignifiant. On ne se plaint pas sur notre sort, mais nous n’avons même pas de chômage partiel."

Est-ce que ce sera une ouverture permanente ? "C’est plutôt une ouverture symbolique, précise-t-il. Les rues du centre-ville sont relativement désertes. Je vais ouvrir tout seul avec mon épouse. Nous avons 200 mètres carrés, nous allons laisser rentrer deux personnes en même temps. Nous avons du gel hydroalcoolique à l’entrée. Si l’urgence sanitaire était vraiment la seule raison de nous faire fermer, pourquoi les grandes surfaces, où les gens s’entassent les uns sur les autres, restent ouverts ?"

 

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