« 1 jeune, 1 solution » : une nouvelle plateforme de recherche d’emploi pour les jeunes

Thibaut Guilluy, haut-commissaire à l'emploi et à l'engagement des entreprises, était l’invité de Patrick Roger le 26 novembre dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

Pôle Emploi travaille avec la nouvelle plateforme « 1 jeune, 1 solution ». (Pascal Guyot / AFP)

Entre février et juillet derniers, le nombre de jeunes diplômés ayant rejoint Pôle Emploi a bondi de 70%. « 1 jeune, 1 solution » : une nouvelle plate-forme a pour but de faciliter la recherche d’emploi des jeunes, quel que soit leur diplôme.

 

Faciliter la recherche de son emploi pour le jeune

"Nous avons mis en place ce plan « 1 jeune, 1 solution » en juillet pour ne pas laisser une génération sacrifiée, et permettre à chacun de trouver un avenir, détaille Thibaut Guilluy, haut-commissaire à l'emploi et à l'engagement des entreprises. Ce sont des emplois, des formations et des solutions d’engagement. Finalement, cela se maintient au niveau de l’emploi, mais nous sommes encore loin de crier victoire."

Quelle différence avec Pôle Emploi ? "Pôle Emploi est quasiment un partenaire principal. La question est de faciliter la recherche de son emploi pour le jeune, qu’il trouve sur la plateforme toutes les solutions possibles à 5-10 km de chez lui. Ils cherchent un emploi, un accompagnement, ils le trouvent."

 

Préparer les transitions écologique ou digitale

Les entreprises sont au rendez-vous ? "On les aide à recruter des alternants, des CDI, pour eux et pour la société, pour préparer le rebond." Mais comment leur donner envie d’embaucher dans ce contexte d’incertitude économique ? "En période de crise et d’incertitudes, ce sont des recrutements qui flanchent et les jeunes en pâtissent", reconnaît Thibaut Guilluy. Ce que l’on dit aux entreprises, de la toute petite à la plus grande, c’est recrutez des jeunes, et nous prenons en charge la quasi totalité de leur salaire : 17.000 euros d’aides dans un quartier politique de la ville, jusqu’à 8000 euros pour un alternant. Par contre, jouez le jeu, embarquez-vous avec nous."

Certains secteurs sont-ils plus dynamiques que d’autres en termes d’embauche ? "Oui, il existe des secteurs en tension", précise le haut-commissaire à l'emploi et à l'engagement des entreprises. Mais on va sortir de cette crise, préparer les transitions écologique ou digitale. Les métiers du soin ont des besoins. Nous avons déjà des centaines d’entreprises qui s’engagent. Boulanger s’est engagé sur près de 1.000 apprentis au lieu de 350, Adecco va recruter 5.200 CDI intérimaires… Des petites entreprises à la plus grande, elles s’engagent car elles ont compris que la relance, l’engagement dont elles ont besoin passera par la jeunesse."

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