• Nice et Lyon : les deux privatisations d’aéroports qui ont bien marché

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 14 mars 2019 à 11:12
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    Alors Yves, la privatisation d’Aéroports de Paris est de plus en plus contestée par les parlementaires. Pourtant les aéroports de Nice ou de Lyon-Saint-Exupéry sont de bons exemples d’aéroports privatisés.

    C’est vrai que Bruno Le Maire a de plus en plus de mal à faire accepter par l’opinion publique la privatisation d’Aéroports de Paris. Le fait que les sénateurs Républicains, qui sont des gens plutôt modérés, aient voté contre a créé une prise de conscience nationale. Et tout cela au moment précis où KLM faisait son petit raid boursier éclair sur Air France.

    En même temps le groupe Aéroports de Paris a publié d’excellents résultats pour 2018 avec un gros dividende pour l’Etat. Si bien que les défenseurs de cette privatisation ont du mal à trouver des arguments pour la défendre. A tel point que Benjamin Griveaux a créé le trouble il y a quelques jours en déclarant que l’Etat qui a 50 % pourrait finalement conserver 20 %.

    Malgré tout cette privatisation finira par intervenir ? En tout cas, le vote de la loi Pacte qui autorise la privatisation va intervenir dans les jours qui viennent. Pour le reste je ne mettrai pas ma main à couper sur la détermination du gouvernement à aller jusqu’au bout. D’ailleurs cette privatisation qui était prévue pour cette année est d’ores et déjà reportée aux calendes grecques. Le problème que pose cette privatisation, c’est la vente d’une activité qui n’a pas de concurrents.

    C’est assez paradoxal de voir Emmanuel Macron lutter contre toutes les formes de rente, vouloir en créer une. C’est bien la raison pour laquelle, les Etats-Unis, pays du libéralisme n’ont privatisé aucun de leurs 15.000 aéroports. Bruno Le Maire assure qu’il y aura un cahier des charges très astreignant pour les repreneurs de manière à éviter ce qui s’est passé à Toulouse. Le problème c’est qu’après l’affaire Renault, après l’affaire Air France, les français, qui étaient plutôt en faveur des privatisations, en ont peur. Le fait que l’Etat est actionnaire rassure. Il faut entendre ce cri d’alarme.

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  • Bruxelles met à jour son incomplète et inutile « liste noire des paradis fiscaux »

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 13 mars 2019 à 10:33
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    L’Union Européenne a publié hier une liste noire de paradis fiscaux. Quelle est son utilité ?

    Il s’agit de la mise à jour d’une première liste qui avait été faite en 2017 et qui contient quinze pays. Comme toujours il fallait que les 28 membres de l’Union Européenne soient tous d’accord. Or jusqu’au dernier moment les ministres des finances ont buté sur le cas des Emirats-Arabes-Unis qui sont très liés à l’Italie

    Finalement Les Emirats y figurent bien à coté de destinations très exotiques comme Guam, les Samoa, Trinité-et-Tobago, les îles Vierges, la Barbade, les îles Marshall, Belize, les Bermudes, les Fidji ou Oman.

    Cette liste est dressée en fonction de trois critères : ces pays luttent-ils contre la fraude fiscale, favorisent-ils les sociétés offshore, et acceptent-ils de communiquer des données sur des sociétés en délicatesse avec le fisc. Pour ces quinze pays la réponse est non. Mais il existe une liste grise de 34 autres pays qui se sont engagés à se mettre dans les clous. On y trouve la Mongolie, la Namibie, ou Sainte-Lucie.

     

    Et que risquent ces pays une fois qu’ils ont été pointés par Bruxelles ? Eh bien absolument rien. Comme toujours avec Bruxelles. Il s’agit de faire beaucoup de bruit pour rien. Pierre Moscovici qui est à l’origine de cette initiative pensait qu’en donnant les noms, cela pousserait les pays à changer leurs pratiques. Mais c’est oublier que certains de ces pays ont fait de l’évasion fiscale leur fonds de commerce. Sinon Guam ne serait qu’une base militaire US. En revanche, on peut s’étonner que nos bureaucrates bruxellois aillent chercher aussi loin. Car l’Europe a aussi ses paradis fiscaux.

    Pourquoi ne parle-t-on pas du Luxembourg dont l’ancien Premier Ministre est Monsieur Juncker, président de la Commission Européenne. Ou de la Belgique qui est devenu un havre pour beaucoup de riches Français. Ou de Monaco, du Liechtenstein, d’Andorre qui sont tout près.

    Bref tout cela, comme beaucoup de ce que fait Bruxelles est plein de bruit, de gesticulation, et d’hypocrisie. Et ça n’a absolument aucun effet.

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  • Deux groupes français misent sur l’hydrogène pour remplacer le diésel

    Soumis par Lorraine Rdd le Mardi 12 mars 2019 à 10:40
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    Pendant que le diesel souffre, deux groupes français préparent l’avenir et viennent de s’allier pour faire rouler des voitures avec de l’hydrogène ? Ça peut vraiment marcher ?

    Non seulement ça peut vraiment marcher, mais ça marche déjà. Puisqu’on estime que 8.000 véhicules roulent déjà à l’hydrogène. Je ne vais pas vous faire un cours de physique. Mais le principe c’est une pile que vient alimenter de l’hydrogène. Et le contact de la batterie et du gaz crée le mouvement de l’électricité.

    Avec le gros avantage que cela ne rejette dans l’atmosphère que de l’eau sous forme de vapeur.

    Curieusement personne ne s’était vraiment lancé massivement dans cette technologie prometteuse et 100 % propre.Or hier deux grands groupes français, Michelin et Faurecia, filiale de Peugeot ont décidé de s’allier dans ce domaine.

    La nouvelle entreprise s’appelle Symbio, et son but c’est de détenir 25 % d'un marché estimé à 15 milliards d'euros en 2030…donc après-demain.

     

    Vous pensez que ça peut vraiment fonctionner ? Il faut que ça fonctionne. Parce que les batteries électriques classiques seront toujours limitées par leur autonomie. Alors qu’avec la pile à combustible, il suffira de faire le plein d’hydrogène comme on fait un plein d’essence. Et la France a la chance d’avoir le leader mondial des gaz industriels avec l’Air Liquide qui produit de l’hydrogène

    Le deuxième point important, c’est que c’est une initiative privée. Et l’expérience montre que l’innovation marche mieux quand elle est privée que publique.

    Le troisième point c’est que nous assistons en direct à une leçon d’économie. Ce que l’on appelle la destruction créatrice. C’est quand une technologie toute nouvelle oblige à se restructurer.

    On parlait à l’instant de la filière diesel qui va perdre des milliers d’emplois. Ce qui est important c’est que la France qui était à la pointe du diesel, soit à la pointe de cette technologie. Elle a tous les atouts pour ça.

     

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  • Le CAC 40 en forme, malgré la croissance molle

    Soumis par Lorraine Rdd le Lundi 11 mars 2019 à 10:25
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    Presque toutes les sociétés du CAC 40 ont publié leurs comptes pour 2018. Et au total, elles affichent un bénéfice cumulé de 91,15 milliards d’euros. Que faut-il en penser ?

    Très clairement, il s’agit là d’une très belle performance même si cela représente une baisse de 7 % par rapport aux chiffres collectés en 2017. D’abord parce que beaucoup de sociétés ont profité de cette année charnière pour passer des provisions et nettoyer leur bilan.Sans ces opérations purement comptables, leurs bénéfices réels auraient été bien supérieurs et sans doute très proche de ceux de 2017

    Ensuite parce qu’il ne faut pas oublier que le gouvernement leur avait promis une croissance de 2,5 % qui n’a été au final que de 1,5 %.Un point de croissance en moins, c’est beaucoup pour ces groupes, même si une grande partie d’entre eux réalisent désormais plus de la moitié de leurs ventes en dehors de France. Cela signifie qu’ils ont su s’adapter à ce trou d’air dans la croissance, à la crise des Gilets jaunes et qu’ils ont accru leur internationalisation.

    Est-ce que ce chiffre ne va pas se retourner contre ces sociétés du CAC 40 ? C’est le risque !. Vous entendez comme moi les déclarations faites à l’occasion du grand débat qui consistent à dire : il y a beaucoup d’argent en France, il suffit d’aller le chercher là où il est.Cela vise ces grands groupes, comme leurs actionnaires ou bien leurs dirigeants. De toute façon Emmanuel Macron n’a pas attendu ces déclarations, puisqu’il a retardé les baisses d’impôts pour les sociétés qu’il avait inscrites dans son programme présidentiel.

    Ce qui est certain c’est que vous ne verrez aucun de ces grands groupes gonfler les muscles à cause de leurs bons résultats. D’abord ils savent que l’opinion publique ne le supporterait pas et que ça apporterait de l’eau au moulin de Monsieur Mélenchon et de ses amis. Ensuite, ces bénéfices ne sont pas faits pour constituer un tas d’or. Ils sont réinvestis, dans la recherche, l’innovation, le développement, l’investissement, l’exportation et donc l’emploi.

    Donc il faut se féliciter de voir nos grands groupes se porter aussi bien, et espérer qu’ils resteront en France pour y développer l’emploi, et mettre de la vie dans les territoires. C’est là aujourd’hui ce qu’on attend d’eux.

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  • Le cadeau surprise de la BCE juste avant la guerre de succession franco-allemande

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 8 mars 2019 à 11:06
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    Alors que tout le monde ne parle que d’une hausse des taux à venir, la Banque Centrale Européenne a été dans le sens inverse hier en proposant aux banques des prêts très avantageux.

    Oui Patrick, c’est vraiment un superbe contrepied que vient d’opérer la BCE à la surprise générale de tous les financiers européens.

    Jusqu’à présent la BCE avait toujours laissé entendre qu’elle remonterait les taux en Europe à partir de cet été.

    Hier elle a indiqué qu’elle ne toucherait pas aux taux d’intérêt au moins jusqu’à la fin de l’année

    Et en plus la Banque a décidé de mettre en place une série de crédits géants à long terme pour les banques de la zone Euro.

    Pourquoi tout ca ? Parce que la croissance est beaucoup plus faible que prévu (1,1 %), parce qu’il y a le Brexit et une inflation très modérée.

    Le but c’est donc de donner aux banques tous les moyens possibles pour relancer l’investissement et la consommation qui sont les deux mamelles de la croissance.

    Mais tout cela arrive en pleine guerre de succession à la tête de la BCE ? Exactement et c’est là où les choses se compliquent. L’italien Mario Draghi finit son mandat à la fin de l’année. Ce sera donc à son successeur qu’il reviendra de relever ou non les taux puisque lui a dit hier qu’il n’y toucherait pas.Ça promet une belle bataille entre Allemands et Français. Car les Français veulent que les taux restent bas pour stimuler la croissance.

    Alors que les Allemands qui ont une peur bleue de l’inflation veulent qu’on remonte les taux le plus vite possible.

    La guerre de succession a donc débuté hier et on a trois candidats. Un allemand, Jans Weidmann, le patron de la Bundesbank, surnommé le faucon, qui est très proche d’Angela Merkel. Et deux Français. Benoit Coeuré qui est déjà au directoire de la BCE et surtout François Villeroy de Galhau qui est le gouverneur de la Banque de France et qui est très proche de Macron. Mais tout dépendra des élections européennes, car si Michel Barnier obtient la présidence de la Commission Européenne, la France devra laisser la BCE à l’Allemagne.

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  • Pourriez-vous boycotter Facebook, Google, Amazon, Apple... ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 7 mars 2019 à 11:49
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    Faute de consensus au niveau européen, la France fera donc cavalier seul pour réclamer aux géants du web une participation à la fiscalité française. On leur imposera un taux d’imposition de 3%. Une imposition qui devrait être un premier pas, suivi par d’autres pays européens. Et si Amazon, Google, Facebook, Apple et les autres ne jouaient refusaient de payer, seriez-vous prêt à boycotter ces géants du web ?

    Une chose est sûre : le boycott serait un moyen beaucoup plus efficace de faire bouger les choses : alors que l’Etat peine à imposer une taxe à 3% sur un chiffre... Si les consommateurs s’y mettait : les géants seraient obligés de réagir !

    L’Europe représente pour ces géants du web un marché inestimable de consommateurs aisés. S’il y avait une révolte de la multitude, serait ce qu’il y a de plus grave pour les plateformes numériques : surtout que le relationnel avec les clients est au cœur de leur business models !

    Pour autant, pas sûr que le divorce entre les géants du web américains et les Français soit pour demain…Eh oui, et cela même si ces entreprises de la Silicon Valley déçoivent : et ça été le cas, rappelez-vous l’affaire de Cambridge Analitica, Facebook qui avait délivré moyennant rémunération les données personnelles de ses utilisateurs : on continue de les utiliser et même pire !

    Le nombre d’utilisateur a augmenté ! le réseau social compte en Europe : 282 millions d'utilisateurs contre 278 millions trois mois auparavant. Et il y a eu plein d’autres scandales : des micros cachés dans les objets connectés de Google...

    On explique cette augmentation des utilisateurs malgré les scandales parce qu’ils occupent une position de monopole : un tel monopole que si vous achetez un produit, comme un téléphone Androide, vous êtes obligés d’avoir toutes les applications liées à Google.

    Alors pour les alternatives de type Qwant, le moteur de recherche européen, Mozilla, etc. Il s’agit plus d’une question de souveraineté européenne. Un choix stratégique qui pourrait être défendu d’ailleurs par l’Europe.

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  • La bonne idée du gouvernement pour faire progresser l’égalité salariale hommes-femmes

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 6 mars 2019 à 12:00
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    A l’approche de la journée de la femme qui aura lieu vendredi, les pouvoirs publics ont fait le point hier sur les progrès en termes d’égalité salariale au sein des entreprises françaises.

    Vous savez que c’est un sujet qui est important aux yeux de l’Élysée et qui est porté à la fois par Marlène Schiappa et Muriel Pénicaud. Pourquoi? Tout simplement parce que ça fait 46 ans que la loi oblige à ce qu’à travail égal une femme soit payée autant qu’un homme.

    Or dans les faits, c’est encore loin d’être le cas. En moyenne les femmes gagnent 9 % de moins que les hommes à travail égal. Et ce pourcentage monte à 27 % si l’on raisonne tous postes confondus. Le ministère du Travail a récemment analysé les données de 40 000 entreprises françaises de plus de 50 salariés.  Résultats ? Seules 6% des entreprises françaises versent des salaires égaux à leurs employés. Et pour les entreprises de plus 1 000 salariés, seul 1% d’entre elles est exemplaire.

    Ce gouvernement a eu une bonne idée et en plus simple. Il a créé un index, en fonction de cinq critères qui donnent une note sur 100. Et pour la première année toutes les entreprises de plus de 1000 salariés avaient jusqu’au 1er mars pour communiquer les résultats. Résultats qui ont été rendus publics hier de manière à saluer les bons élèves et à donner des scrupules aux mauvais.

    Il s’avère que trois entreprises ont obtenu une note très proche de 100 : Sodexo, la Maïf et la CNP.

    Du côté des mauvais élèves, il s’agit de trois entreprises dont l’État est actionnaire Engie – dont la directrice générale est pourtant une femme - et Thalès qui ont tout de même une note au dessus de 75 sur 100

    La troisième, qui a une note de 73/100 et risque à terme des sanctions financières, c’est Radio France, dont la présidente est une femme. Car lorsque l’index en question donne une note inférieure à 75, l’entreprise concernée doit s’améliorer et dispose d’un délai de 3 ans. Si le compte n'y est pas à l'issue de cette période, elle sera alors passible de sanctions financières pouvant aller jusqu’à 1% de la masse salariale. 

    Plutôt que de faire voter une nouvelle loi, on joue sur la responsabilité et la réputation des entreprises. Il reste à espérer que ce soit enfin efficace.

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  • De nouvelles compagnies de « bus Macron » mises en vente

    Soumis par Lorraine Rdd le Mardi 5 mars 2019 à 11:18
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    Nous avons appris hier la vente par le groupe Transdev de ses filiales Eurolines et Isilines à l’allemand Flixbus. Est-ce que ça veut dire que les fameux Cars Macron ne seraient pas le succès espéré ?

     

     

    Vous vous rappelez du lancement de ces fameux Cars Macron il y a quatre ans. C’était sa première mesure en tant que Ministre de l’Economie

    Son but était de créer une concurrence pour la SNCF et permettre à une clientèle plus jeune de voyager aussi loin qu’avec le train.

    La demande était bien au rendez-vous puisqu’au troisième trimestre 2018, 2,6 millions de passagers ont utilisé les cars Macron.

    Le problème c’est que beaucoup trop de compagnies ont voulu se jeter sur ce marché tout neuf et qu’il n’y avait pas de place pour tout le monde

    Résultat, il y a quelques mois on apprenait que la SNCF vendrait sa filiale Ouibus à Blablacar qui s’apprête à la transformer en BlablaBus

    Et Maintenant c’est Transdev, filiale de la Caisse des Dépôts, qui jette l’éponge en vendant cette activité à un concurrent allemand.

    Ça veut dire que les deux entreprises publiques qui s’étaient lancées sur ce marché ont déjà tiré un trait un peu moins de quatre ans après le lancement des Cars Macron.

     

    Mais si la demande est là, ça finira bien par marcher ?

    En principe oui. D’emblée la concurrence était trop grande. Si bien que les compagnies de bus ont pratiqué les prix les plus bas possibles

    Le dernier chiffre disponible montre qu’en moyenne les utilisateurs payaient environ 5 euros pour faire 100 kilomètres

    Cela explique pourquoi aujourd’hui aucune des compagnies de Car Macron qui ont été lancées en 2015 n’est rentable.

    Maintenant qu’il n’y a plus que deux opérateurs l’allemand Flixbus et Blablabus qui veut justement attaquer le marché allemand, les prix vont commencer à remonter.

    Donc il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Ça a été pareil lorsque la téléphonie mobile est apparue, il faut que le marché se structure et puis se restructure. Mais cela permet à beaucoup de gens qui n’auraient pas pu voyager, de le faire, en prenant leur temps et à des prix très bas.

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