• Pourquoi 9 millions de Français vont recevoir aujourd’hui un virement du fisc ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Mardi 15 janvier 2019 à 11:22
    Inscription
    Editorialiste
    Connexion Economie

    Conséquence du prélèvement à la source, près de 9 millions de français reçoivent aujourd’hui un virement du fisc. Pourquoi donc ?

    Oui alors calmons nous, il ne faut pas croire que Bercy se mette à faire des cadeaux subitement aux contribuables.Il s’agit en fait d’une avance sur les crédits d’impôts que nos auditeurs bénéficient chaque année. Alors bien sûr cela ne concerne pas tout le monde. Il faut avoir employé un salarié à domicile, une garde d’enfants, ou bien fait des dons aux associations.

    Tout cela votre employeur l’ignore et ça ne figurera que sur votre déclaration que vous continuerez à faire chaque année. Donc de manière à ne pas pénaliser ce système qui est assez vertueux et qui offre des réductions d’impôts à ceux qui font des actions favorables à l’économie, l’état a décidé d’anticiper une partie de ces reversements. Il va donc redistribuer aujourd’hui 60 % du montant des réductions d’impôts touchées par les salariés ou les retraités l’an passé.

    C’est tout de même une bonne nouvelle ? Alors ce ne sont pas des sommes colossales. Mais en moyenne, on estime que cela devrait représenter 627 euros par foyer fiscal. Cette avance est donc versée par virement directement sur les comptes des 8,8 millions de foyers fiscaux français concernés quand le fisc a les coordonnées bancaires. Ceux qui ne sont pas mensualisés recevront donc une lettre chèque d’ici quelques jours au lieu d’un virement. Pour l’état, le montant total qui sera payé par le fisc avoisine les 5,5 milliards d'euros. Bien sûr ce n’est qu’une avance, donc le reste sera versé en septembre prochain. Et si en revanche vous n’aviez pas droit à cette somme car l’an passé vous n’aviez plus de nounou, et bien il faudra le rembourser en septembre. En tout cas, cela prouve que ce système du prélèvement à la source fonctionne comme prévu. Et qu’il n’y a pas pour l’instant de bug.

    FacebookTwitter
  • Le cours du pétrole repart à la hausse en 2019 !

    Soumis par Lorraine Rdd le Lundi 14 janvier 2019 à 11:09
    Inscription
    Editorialiste
    Connexion Economie

    Au moment même où en France on ne parle plus du prix des carburants, le prix du pétrole s’envole à nouveau !

    Après avoir dégringolé à l’automne, les cours du baril de brent ont fortement remonté ces deux dernières semaines. Mercredi dernier, les cours sont même repassés au-dessus de la barre des 60 dollars. Soit une flambée de 20 % depuis la fin décembre ! On n’en parle pas et pourtant cette hausse de dix jours consécutifs n’a pas d’équivalent depuis 1988. Et ce n’est pas fini si l’on en croit : le ministre du pétrole des Emirats arabes unis qui a estimé samedi que les cours s’orientaient vers une moyenne de 70 dollars le baril de Brent cette année.

    Alors, me direz-vous, comment expliquer cette hausse soudaine ? Eh bien c’est la loi de l’offre et de la demande. D’un côté, les pays membres de l’OPEP et leur allié russe se sont mis d’accord en décembre 2018 pour réduire leur production. Mercredi, l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, est même allée plus loin en annonçant des réductions plus importantes que prévu pour les mois de janvier et de février. De l’autre côté la demande continue de croître à cause de la croissance économique mondiale. Une offre en baisse et une demande en hausse : d’où la hausse des prix. Je vous rappelle que plusieurs experts avaient pronostiqué pour cette année un prix du baril atteignant les 100 dollars

    Ça tombe mal au moment où le mouvement des gilets jaunes semble repartir de plus belle ! C’est vraiment pas de chance pour les automobilistes. Mais aussi pour le gouvernement qui n’entendait plus parler du prix des carburants. Mais en même temps le mouvement des gilets jaunes est devenu une crise sociétale, un mouvement de société. Et même dans le grand débat ou dans les cahiers de doléances des mairies, il n’est plus question des prix de l’essence. Et puis souvenez-vous, Emmanuel Macron a annoncé en novembre un système de taxe flottante qui baisseraient si les prix du baril s’envolaient. Donc ce n’est pas cela qui devrait remettre de l’huile sur le feu.

     

    FacebookTwitter
  • Dividendes records du CAC 40 pour l’année 2018

    Soumis par MSansano le Jeudi 10 janvier 2019 à 11:57
    Inscription
    Editorialiste
    Connexion Economie

    Hier, nous avons appris que les entreprises du CAC 40 ont distribué en 2018 plus de 57 milliards d’euros à leurs actionnaires. Un montant record !

     

     Le chiffre est impressionnant. D’autant plus que ça représente 11 milliards de plus par rapport à l’année précédente. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les entreprises du CAC 40 se portent bien et qu’elles en font donc profiter leurs actionnaires puisque les dividendes, c’est la part des bénéfices qui leur revient.

     

    C’est important pour les entreprises de soigner leurs actionnaires, car elles sont engagées dans une compétition mondiale. Et par ailleurs lorsqu’il y a un coup dur, ce sont les actionnaires qui cette fois-ci sont priés d’apporter de l’argent à ces sociétés. Il reste que la publication de ce montant tombe mal à un moment où l’on parle de pertes de pouvoir d’achat, de creusement des inégalités ou de cadeaux faits aux riches.

     

    Ça donne l’impression de revenir à une économie de rentiers ? C’est certain que pour une bonne part d’entre eux les actionnaires qui touchent ces dividendes s’enrichissent en dormant. Pour beaucoup ce sont aussi des fonds étrangers, puisqu’ils possèdent près de la moitié du CAC 40

     

    Mais c’est vrai que le principal cadeau fait aux grosses fortunes par Emmanuel Macron a été de diviser par deux l’impôt sur ces dividendes. Cela a représenté pour ceux que l’on appelle les riches, une économie bien supérieure à la disparition des 3,5 milliards d’euros d’ISF. Et puis il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Beaucoup de Français modestes touchent des dividendes grâce à l’actionnariat salarié. Et d’autres, en prévision de leur retraite se sont constitués des portefeuilles d’actions, qui leur procurent des dividendes.

     

    En conclusion, ce n’est pas une bonne nouvelle pour le gouvernement que ce chiffre tombe en ce moment et qu’il soit aussi important. Mais c’est une bonne nouvelle pour l’économie française, pour les fleurons du CAC 40 et pour les actionnaires français quel que soit la taille de leur portefeuille. 

    FacebookTwitter
  • Pourquoi l’immobilier continue de grimper ?

    Soumis par MSansano le Mercredi 9 janvier 2019 à 12:15
    Inscription
    Editorialiste
    Connexion Economie

    Une fois encore le marché immobilier a fait des étincelles en 2018, au point de se demander jusqu’à quand ça va durer ?

    On n’a pas encore toutes les statistiques, notamment celles des notaires. Mais nous savons déjà que le niveau de transactions est resté à un niveau record de près de 2,2 millions d’opérations en 2018. 
    Si l’on s’en tient au réseau Century 21 qui réalise 40.000 ventes par an, les prix ont augmenté de 1,1 % pour les appartements et de 3,5 % pour les maisons. Cet appétit pour l’immobilier se justifie par les craintes sur la retraite, l’aspect refuge de la pierre et des taux immobiliers très bas de 1,44 %. 

     

    C e qui est intéressant et tout à fait nouveau, c’est que désormais la moitié des acheteurs ont moins de 40 ans. Ils ont naturellement recours au crédit. L’an passé la totalité des prêts immobiliers distribués a représenté un cumul de 165 milliards d’euros.

     

    Concernant l'avis des experts pour 2019. Dans les agences immobilières le taux d’activité est élevé en ce début d’année malgré les gilets jaunes. Si l’économie française patine et que la hausse des prix reste faible, il n’y a pas de raison que les taux d’intérêts remontent et dans ce cas les transactions vont se poursuivre. Ne serait-ce que parce que les acheteurs bailleurs empruntent à 1,5 % et louent avec un taux de rendement de 3 à 4 %.  A cela s’ajoute le retour de pas mal de français qui étaient expatriés en Grande-Bretagne et qui sont inquiets des suites du Brexit.

     

    Mais le gros problème de l’immobilier qui fait monter les prix, c’est qu’il n’y a toujours pas d’offre. Il manque 400.000 logements par an en France. Et Emmanuel Macron n’a rien changé à cette situation, alors qu’il y a des réserves foncières en région parisienne comme en Province. Il est donc fort probable que dans un an je vous dresserai le même constat d’un marché haussier et actif car la Pierre fascine quoi qu’il arrive. 

     

     

    FacebookTwitter
  • L’état fédéral américain à l’arrêt à cause d’un blocage budgétaire au Congrès

    Soumis par MSansano le Mardi 8 janvier 2019 à 11:45
    Inscription
    Editorialiste
    Connexion Economie

    Cela fait plus de deux semaines que l’état fédéral américain est à l’arrêt à cause d’un blocage budgétaire au Congrès.
    Quelles sont les conséquences pour la première économie du monde ?

    C’est une procédure très américaine qui veut que lorsque le Congrès s’oppose au budget décidé par la Maison Blanche, on met à l’arrêt l’état fédéral. Alors l’économie continue de tourner, les entreprises font comme si de rien était. Mais les fonctionnaires ne sont plus payés.

    Cette fois-ci c’est la question des 5 milliards réclamés par Donald Trump pour construire le mur anti-migrants qui a entraîné ce blocage qui dure depuis maintenant 17 jours. 17 jours d’un état fédéral complètement à l’arrêt c’est quelque chose que l’on n’a pas vu depuis six ans avec les débats sur l’Obamacare. Et naturellement, là, il faut s’attendre au pire car Donald Trump a prévenu qu'il était prêt à voir la situation durer « des mois voire des années » pour obtenir gain de cause.

     

    Même si l’état est beaucoup moins présent aux Etats-Unis que dans notre économie, il y a des fonctionnaires qui ne travaillent plus à l’entrée des ports, aux douanes et tout cela ralentit l’économie.

     

    En 2013 le shutdown avait eu un coût estimé à 24 milliards de dollars. De même la croissance américaine avait été amputée de 0,2 point en 2013 par le blocage budgétaire d’alors.  On estime que 800.000 fonctionnaires ne peuvent pas travailler et ne sont pas payés à cause de ce shutdown.. En décembre dernier Standard & Poor’s avait estimé à 6,5 milliards de dollars et 0,2 point de croissance la perte pour chaque semaine de paralysie C’est dire si les Etats-Unis ne commencent pas l’année économique 2019 de la manière la plus encourageante.

    FacebookTwitter
  • Apple défraye la chronique boursière

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 4 janvier 2019 à 11:41
    Inscription
    Editorialiste
    Connexion Economie

    Apple défraye la chronique boursière en ce début d’année. Puisque l’action du fabricant de iPhone a perdu près de 10 % hier. Que se passe-t-il ?

    C’est Apple qui a été à l’origine de cette chute en annonçant que les ventes du dernier iPhone étaient très décevantes. Du coup la firme à la pomme a revu en baisse son chiffre d’affaires du dernier trimestre en le ramenant à 84 milliards de dollars au lieu de 90 environ. C’est la première fois depuis 2007 qu’Apple surprend ainsi le marché de manière négative. Et du coup la douche a été d’autant plus glacée. Pour Apple, c’est le ralentissement chinois qui explique ce décalage des ventes. Mais certains estiment que c’est aussi lié au dernier iPhone considéré comme décevant par les spécialistes. En fait les investisseurs redoutaient une mauvaise nouvelle, mais pas aussi importante. Du coup ils sont inquiets sur l’avenir d’Apple. Et c’est ce qui explique cette dégringolade boursière.

    Mais y-a-t-il vraiment de quoi être inquiet pour Apple ? C’est vrai que les chiffres sont cruels et qu’en l’espace de trois mois la valeur d’Apple qui avait franchi les 1.000 milliards de dollars en a reperdu 400 milliards. C’est vrai aussi que depuis quelques temps Apple donne le sentiment d’être en panne d’innovation et de se contenter d’augmenter les prix de ses appareils. Malgré tout il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Cette année Apple va encore vendre environ 185 millions de iPhone et surtout Apple a développé un écosystème avec Itunes qui commence à rapporter gros et à constituer une sorte d’amortisseur de crise. Cette activité de services va croître de 20 % cette année pour atteindre des chiffres records sur chaque continent. Donc oui il y a une alerte qui va constituer un électrochoc pour les ingénieurs d’Apple. Mais il n’y a pas d’inquiétude fondamentale. D’ailleurs Apple vaut encore 750 milliards de dollars soit cinq fois un groupe comme Total ou LVMH.

    FacebookTwitter
  • Les vingt ans de l'euro

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 3 janvier 2019 à 09:02
    Inscription
    Editorialiste
    Connexion Economie

    Tout le monde célèbre les vingt ans de l’euro. Comme si c’était une grande réussite. Vous aussi ?

    D’abord ces 20 ans sont purement théoriques, puisque vous avez commencé à changer vos pièces et vos billets en 2001 et non en 1999. Mais à part cela il faut se rappeler ce que devait être l’euro : la première monnaie mondiale, capable de faire front au dollar et d’assurer la prospérité de la zone euro. Or, c’est toujours le dollar la première monnaie mondiale et pire que cela les américains ont durci les règles sur l’utilisation du dollar, ce qui a valu des sanctions très fortes à des entreprises européennes. Enfin concernant la prospérité de la zone euro, on peut avoir quelques doutes. Jamais depuis 20 ans la croissance moyenne n’a été aussi faible dans la zone euro. Et moins de croissance, c’est moins d’emploi, c’est moins de pouvoir d’achat. Et c’est cela qui couve sous la crise des "gilets jaunes".

    D'ailleurs, le pouvoir d’achat parlons-en. Un sondage Harris Interactive publié hier montre que c’est désormais la première priorité des français. Depuis plusieurs années la première priorité des français, c’était la sécurité, la lutte contre le terrorisme ou contre l’immigration. Pour 2019, selon ce sondage, la priorité de 73 % de nos concitoyens, c’est le pouvoir d’achat avec 9 points de plus que l’an passé. Cela s’explique par l’augmentation des prélèvements obligatoires qui n’a pas arrêté depuis 2012 et la suppression de beaucoup d’aides aux familles. Cela s’explique aussi par la hausse des prix. Et j’en reviens à l’Euro. Car on nous expliquait il y a vingt ans que l’euro allait calmer les prix. C’est le contraire qui s’est passé. Notamment à cause des arrondis. Du coup dans la tête de beaucoup de français il y a un arbitrage qui se fait avec les contraintes européennes liées à l’euro. Si bien que 2 français sur 3 pensent que le gouvernement doit "avant tout aider le pouvoir d'achat des Français", quitte à laisser filer le déficit. C’est la preuve que l’euro n’est même plus un garde-fou contre la dette

    FacebookTwitter
  • Que se passe-t-il pour Carlos Ghosn ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 2 janvier 2019 à 10:27
    Inscription
    Editorialiste
    Connexion Economie

    Juste avant Noël on parlait d’une libération de Carlos Ghosn. Et la justice japonaise vient de prolonger sa détention jusqu’au 11 janvier. Que se passe-t-il vraiment ?

    Contre toute attente un tribunal de Tokyo a décidé lundi de prolonger de 10 jours sur des soupçons d'abus de confiance. Le juge a accepté la requête du procureur qui estime avoir besoin de plus de temps pour décider ou non d'inculper Carlos Ghosn sur ces charges. Il faut rappeler que Carlos Ghosn est détenu au Japon depuis le 19 novembre pour avoir minoré ses revenus sur 5 ans dans des documents officiels remis aux autorités boursières japonaises. Ce dossier-là étant acquis pour la justice, cela vaut à Carlos Ghosn une détention provisoire. Mais depuis d’autres éléments sont apparus. Si Carlos Ghosn voit sa détention prolongée c’est parce que le parquet le soupçonne d'avoir causé un préjudice à Nissan : en fait au moment de la crise financière d'octobre 2008, Calors Ghosn aurait joué en bourse et perdu à près de 15 millions d'euros et, par un circuit passant par l’Arabie Saoudite c’est Nissan qui aurait assumé cette perte boursière liée à des investissements personnels de Ghosn.

    Au fur et à mesure qu’elle enquête sur Carlos Ghosn, la justice japonaise découvre donc de nouveaux griefs. Il y a deux théories. Celle de juges qui tirent une pelote beaucoup plus grosse qu’ils imaginaient et l’autre que l’on évoque beaucoup dans le Financial Times, qui appartient à un groupe japonais. C’est en fait un dossier patiemment constitué depuis plusieurs mois qui aurait été donné aux juges par l’ancien directeur de cabinet de Carlos Ghosn qui était au courant de tout. Et tout cela parce que Carlos Ghosn préparait, dans le plus grand secret, une méga fusion mondiale Renault-Nissan-Mitsubishi. Malgré tout son sort s’améliore très légèrement. Il a quitté sa cellule de 6 mètres carrés pour une cellule un peu plus grande. Il a eu droit à un menu spécial le 31 décembre et le 1 er janvier. Surtout exceptionnellement il va pouvoir voir ses avocats aujourd’hui et demain, alors qu’au Japon ce sont les vacances judiciaires. Donc a priori d’ici huit jours Carlos Ghosn devrait en terminer de ce cauchemar judiciaire. Il reste que médiatiquement il est très affaibli. Et même en France, dans son refuge de Renault, il n’est plus intouchable.

     

    FacebookTwitter
  • Pessimisme dans l'air chez les marchés financiers

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 28 décembre 2018 à 10:13
    Inscription
    Editorialiste
    Connexion Economie

    À la veille de cette année 2019, on entend beaucoup de propos alarmistes sur les marchés financiers. Que faut-il croire ?

    C’est vrai, il y a beaucoup de pessimisme dans l’air chez les investisseurs. Il y en a aussi chez les responsables de la planète. Je pense à Christine Lagarde, la Présidente du FMI qui a récemment alerté sur les risques. Il y en aussi chez les économistes qui constatent deux mauvais signes : un ralentissement de la croissance mondiale et des hausses de taux d’intérêt. Or ces deux symptômes, les marchés boursiers les ont en horreur. Et à cela s’ajoutent beaucoup d’autres facteurs de risque : la hausse de l’endettement mondial qui atteint maintenant les 300.000 milliards de dollars, la multiplication des crypto-monnaies comme le bitcoin qui vont bientôt pouvoir être achetées par n’importe qui, la trop forte valorisation des sociétés technologiques comme des start-up... Et puis il y a toujours ce que l’on ne prévoit pas. Et avec Donald Trump on risque d’être servi en matière de surprises. 

    Y aura t-il un krach boursier en 2019 ? Si je savais précisément ce qui allait se passer en Bourse, je serais très riche. Mon sentiment, c’est que le krach a déjà commencé depuis la fin de l’été. Les marchés américains ont reculé de 15 % à l’automne, la bourse de Paris a perdu 14 % depuis le 1er septembre. et la baisse a été bien plus forte du côté des valeurs technologiques. Il faut donc s’attendre à ce que ce mouvement se poursuive. D’abord parce que la croissance ralentit très fortement et que ca va peser sur les bénéfices des sociétés. Et puis comme les taux remontent, les investisseurs préfèrent mettre leur argent sur des produits de taux plutôt que sur des actions devenues risquées. La seule chose à laquelle je ne crois pas, c’est un scénario comme en 2008 avec la faillite d’une banque qui plonge les bourse dans le chaos. Car depuis 2008 beaucoup de garde-fous ont été mis en place, et je crois sincèrement que les banques sont devenues plus sages.

    FacebookTwitter
  • Le triste record de la France

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 27 décembre 2018 à 10:31
    Inscription
    Editorialiste
    Connexion Economie

    En 2019, la France va battre un triste record. Elle va devenir le premier emprunteur européen pour financer ses déficits. Est ce que c’est grave ?

    D’abord il faut rappeler que ce n’était pas prévu comme ça, il y a quelques semaines on nous affirmait que la France emprunterait 195 milliards d’euros en 2019, juste derrière l’Italie. Mais depuis, il y a eu la Crise des Gilets Jaunes et pour financer les mesures décidées par Emmanuel Macron on est obligé d’emprunter 6 à 8 milliards de plus. Ce qui nous fait franchir la barre symbolique des 200 milliards. Ça peut vous paraître abstrait, mais c’est énorme. C’est cinq fois le budget de l’éducation nationale et deux tiers de toutes les dépenses de l’Etat. Tout ça est d’autant plus surprenant que c’est Emmanuel Macron qui en a décidé ainsi, alors que pendant sa campagne il voulait être le plus rigoureux et le moins dépensier possible.

    Mais est ce qu’on va vraiment réussir à trouver tout cet argent ? En principe oui, car la France a ce qu’on appelle une bonne signature, donc les investisseurs étrangers lui prêtent facilement de l’argent. Seulement, c’est vrai à l’instant où je vous parle. Ensuite ça peut changer. Par exemple si les agences de notation dégradent la France à cause de sa dette qui va bientôt atteindre 2.300 milliards d’euros. C’est quelque chose qui nous pend au nez, mais le plus gros risque, c’est que les taux d’intérêt augmentent. Actuellement la France emprunte à 0,75 %. C’est quasiment rien. Mais si on passe à un scénario à l’italienne, ce sera du 3 % minimum. Or une hausse de 1 % des taux d’intérêts, c’est 12 milliards de charges en plus – l’équivalent du budget de la police et de la gendarmerie. C’est dire si nous sommes désormais sur un chemin de crête qui peut être très dangereux, et qu’il vaudrait mieux en redescendre vite. Comment ? Et bien en baissant la dépense publique. Mais cela personne n’y est arrivé en France depuis 40 ans. Et le contexte ne s’y prête pas vraiment. Donc franchement, pour moi cela reste un vrai sujet d’inquiétude.

    FacebookTwitter
Les rubriques Sudradio