Nicolas Vanier : "Environ un tiers des oiseaux ont disparu en France"

"Il y a toute une organisation chez les oies : les oiseaux se mettent les uns derrière les autres, s’entraident, se guident, jouent… Tout d’un coup, vous vous rendez compte que c’est un animal qui mérite d’être sauvé", a déclaré Nicolas Vanier au micro d'André Bercoff et Céline Alonzo, invité de l'édition culturelle de "Bercoff dans tous ses états" à l'occasion de la sortie de son livre Donne-moi des ailes (XO Éditions), qui précède à son tour la sortie prochaine d'un film du même nom, le 9 octobre 2019.

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Des oies qui ont grandi avec Nicolas Vanier

Nicolas Vanier nous a tout d’abord parlé des "coulisses" de son film. "Nous avons été amenés à tourner dans des pays aussi compliqués du point de vue météorologique qu’administratif. Les oies, elles, ne connaissent pas de frontières et n’ont pas besoin de visas. Un tournage très compliqué s’est d'abord effectué en Camargue puis dans les Hauts-de-France, les fjords norvégiens, avant de finir en Laponie."

Et pour voler avec des oies, Nicolas Vanier les apprivoise dès leur naissance et prenant soin d’elles dès leur plus jeune âge. "Mes oies ont été élevées en étant exposées au bruit du moteur. Avant même l’éclosion de l’œuf, on leur fait écouter le bruit du moteur. Et puis, le premier être vivant qu’elles voient, elles le considèrent comme leur papa et elles le suivent partout."

Nicolas Vanier ne se voit pas faire de la politique

Pour Nicolas Vanier, son film est porteur d’un message environnemental. "Les oiseaux disparaissent à la vitesse Grand V. Environ un tiers des oiseaux ont disparu, en France. Or, nous ne voulons pas que les printemps soient silencieux. Souvenez-vous, lorsqu’on traversait la France en voiture il y a 20 ou 30 ans, le pare-brise était plein d’insectes. Aujourd’hui, vous pouvez rouler pendant 100 km sans avoir besoin de nettoyer votre pare-brise."

Interrogé par Céline Alonzo sur un potentiel engagement politique, Nicolas Vanier a répondu : "J’ai effectivement été tenté par un engagement en politique. Mais l’expérience malheureuse de mon ami Nicolas Hulot m’en a dissuadé une fois de plus. On se rend compte qu’on est dans des contraintes politiques et financières et qu’on ne peut pas tellement faire avancer les choses. C’est un problème mondial et, à un problème mondial, les solutions doivent être mondiales. La France ne peut rien seule".

 

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