Boris Vian détestait la guerre

Céline Alonzo et André Bercoff reçoivent Nicole Bertholt, mandataire pour l’oeuvre de Vian, le chanteur Cali et le romancier Jean Teulé, dans une émission spéciale consacrée à Boris Vian, vendredi 28 juin, sur Sud Radio, dans le rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

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Boris Vian a écrit des chansons très tôt

Comment Boris Vian, l'auteur de livres, est venu à la chanson ? Nicole Bertholt, mandataire pour l’oeuvre de Vian, raconte : "Des chansons, il en a écrit très tôt, dans le courant des années 1940. Pour lui, c'était toujours de l'écriture, il était doué donc il a aussi écrit des chansons. De temps en temps, il les faisait mettre en musique. Et pas forcément pour quelqu'un. Mais comme ses livres n'ont pas marché, il est passé à autre chose. Il fallait trouver cette autre chose. Il a cherché pendant un moment...

"Au début des années 1950, il essaie d'autres voies. Et c'est là qu'il fait beaucoup de traductions, il écrit des articles à droite à gauche. Il a beaucoup traduit d'ouvrages, notamment pour la Série noire chez Gallimard, de la science-fiction, du théâtre. Mais ça ne lui rapporte pas assez, ça ne lui donne pas une liberté. Il rencontre alors Jacques Canetti, que tout le monde connaît, qui s'est aperçu que ce grand gars-là n'était vraiment pas comme les autres. Il s'est demandé ce qu'il pouvait et lui a demandé de lui montré ce qu'il avait écrit".

Boris Vian disait de lui qu'il était pro-civil et pas anti-militariste

"Il a essayé de trouver des interprètes. Il est revenu sans et a proposé une seule solution : que Boris Vian chante ses chansons. En 1954, Boris Vian prend donc des cours de chant". Il avait proposé la chanson La Java des bombes atomiques aux Frères Jacques qui l'ont refusée, alors il a chanté. Mais alors était-il pacifiste ? "Il était profondément pacifiste. Il se définissait ainsi : 'Je suis pro-civil, je ne suis pas anti-militariste'. Il détestait la guerre et dans toutes ses chansons, il torpillait tout ce qui était en 'isme' : le conformisme, le fanatisme, le totalitarisme..."

"Il voulait tout comprendre. Sa phrase préférée 'La carte n'est pas le territoire' d'Alfred Korzybski, un auteur russe qu'il a traduit". Boris Vian travaillait chez Philipps et Barclay, mais gagnait-il sa vie ? "Il est assez dépensier, il fait ses costumes sur mesure, et est donc bien snob, il a des bagnoles qui coûtent très chères, et il aime bien faire plaisir aux copains et aux copines. De l'autre côté, il ne gagne pas bien sa vie". 

 

 

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