Alexandre Romanès : "Qui peut dire que sans les cirques et les zoos, il y aura encore des animaux en Afrique ?"

Alexandre Romanès, le fondateur du dernier cirque tzigane, était l’invité d’André Bercoff et de Céline Alonzo, vendredi 14 juin, sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Thumbnail

"Dans certaines communes, nous ne sommes pas les bienvenus"

Alexandre Romanès, le fondateur du dernier cirque tzigane, fait le point sur les difficultés rencontrées avec certaines communes. "On est à Paris que les hivers. Comme les oiseaux, on tourne. Et dans certaines communes, c'est nouveau, nous ne sommes pas les bienvenus. Pourtant, nous avons un tout petit chapiteau, nous n'avons pas d'animaux, on a un camion et huit petites caravanes. On nous dit 'Vous ne correspondez pas !' Mais on ne nous dit pas à quoi".

Mais alors quel spectacle trouve-t-on au cirque Romanès ? "La presse et le public disent de nous que l'on est le cirque le plus poétique. Nous trouvions que la musique de cirque n'était pas terrible : on a un orchestre tzigane avec des violons, mes cinq filles et mes trois nièces, donc huit filles qui dansent, on fait des numéros que ne font pas les cirques. Ce qui est intéressant, c'est que l'on a un peu plus que le seul public du cirque : on a aussi le public du théâtre, de la musique classique". 

"Le cirque n'a pas le vent dans la voile"

Pourquoi ces problèmes avec les municipalités ? "Ce qui est bizarre, c'est que l'on a jamais réussi à nous classer. Et, cette année, on nous dit : 'Vous êtes ça !' Par exemple, à Rouen, on nous a dit que l'on ne pouvait pas venir car nous sommes un nouveau cirque et le nouveau cirque ne va qu'à Elboeuf ! Ce à quoi je réponds : 'Comment vous faites pour nous classer alors que personne n'a jamais réussi ?' Pour Strasbourg, ça fait des mois qu'on est en discussion avec eux. Et au final, on nous dit que l'on ne peut pas venir". Est-ce que c'est l'identité tzigane qui dérange ? "Il faut dire que le cirque n'a pas le vent dans la voile".

"La communication est très mal faite. Dans certains pays, les animaux en captivité sont interdits dans les cirques, mais pas les animaux de compagnie. On mélange tout ! En ce moment, il y a des affiches dans le métro : 'N'allez pas dans les cirques qui ont des animaux !' On ne sait pas de quoi on parle. (...) Évidemment, oui les animaux seraient mieux en Afrique, dans la jungle. Mais qui peut dire que dans trente ans, sans les cirques et les zoos, il y aura encore des animaux en Afrique ?"

 

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

 

Retrouvez André Bercoff et ses invités du lundi au vendredi sur Sud Radio, à partir de midi. Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !