• Un concert où l'on ne saute pas, on dort !

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 7 septembre 2018 à 07:58
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    Ce soir, les mélomanes vont assister à un drôle de concert à Anvers, concert qui avait déjà eu lieu à la Philarmonie de Paris en novembre dernier : c’est un concert pendant lequel on dort ! C’est en effet très particulier car ce concert s’appelle Sleep, donc c’est clair et pour une fois on a le droit de piquer une petite ronflette en écoutant la musique. Une idée aussi excentrique ne pouvait venir que d’un britannique. Le compositeur Max Richter a créé cette étrange symphonie pour faire dormir ses auditeurs. Elle dure le temps d’une bonne nuit, de minuit jusqu’à 8h du matin et le public vient en pyjama (je ne pense pas que les nuisettes sexy soient autorisées, non ce n’est pas le lieu mesdames). Donc tout le monde est en pyjama et confortablement installé dans un lit dans la salle de concert transformée en dortoir avec lumière tamisée

    On pourrait se demander, à quoi cela sert à quoi de composer une musique que les gens ne vont pas écouter ? Eh bien, cela sert à les aider à profiter d’un bon sommeil bien régénérateur car Max Richter s’intéresse à notre créativité. Or il considère qu’il est plus créatif quand il dort, la nuit l’aidant à trouver les bonnes harmonies et à mieux composer. Donc il s’est dit qu’il allait aider son public à faire de même !  En reliant le sommeil et la musique, il veut explorer nos capacités à créer. Il explique aussi que ce geste artistique est un hymne à la lenteur pour répondre à l’hystérie de nos sociétés modernes.

    Pour créer ce concert, Richter s’est associé à un neurologue américain, David Eagleman,  afin d'analyser la façon dont notre cerveau réagit durant le sommeil  et il a composé des rythmes et des sonorités qui favorisent le travail nocturne du cerveau. Ce sont des motifs qui se répètent sur la base de 60 battements par minute et une demi-heure avant la fin, le rhytme s’accélère progressivement pour que vous vous réveillez en douceur.

    Découvrez ici un extrait ! 


     

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  • Un nouveau jour sur Terre raconté par Lambert Wilson

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 5 septembre 2018 à 07:34
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    Aujourd’hui sort un film de la BBC « Un nouveau jour sur terre » raconté par Lambert Wilson, un film évènement qui promet un grand succès.

    Ce sont ces grands films que le public adore et qui font date un peu comme Home de Yann Artus Bertrand. D’autant qu’l s’agit de super pros, la BBC est la grande spécialiste des documentaires animaliers, et il y a 10 ans, elle avait marqué les esprits avec le film "Un jour sur terre", commenté par Robert Redford, qui a été un des documentaires les plus vus dans le monde. C’est donc la suite de ce film, avec la voix de Lambert Wilson et  une différence de taille : la technique qui a considérablement évolué en 10 ans. Pour filmer des animaux il faut une patience de dingue, par exemple, il a fallu 20 jours de tournage pour filmer la danse des colibris ! Un vrai moment de grâce. Autre exemple, il a fallu 30 jours pour une des scènes les plus incroyables du film : un duel entre deux girafes mâles. Ils se donnent des coups avec leur long cou et c’est une sorte de danse ritualisée, violente certes, mais magnifique avec l’un des deux qui va finir par céder. Mais une des nouveautés du film est sa technicité. 

    L’équipe a travaillé avec des appareils incroyables comme l’Octocoptère, un appareil hélicoptère téléguidé a huit rotors monté d'un objectif. Il a permis par exemple de filmer des langur à tête blanche, des singe d'Asie qui sont des alpinistes tellement aguerris qu’il est très difficile, voire impossibles de les observer. Autre merveille technique, la Louma, une caméra fixée à une grue avec un système de contrôle à distance ou la caméra 4K qui prend 1000 images par seconde. Entre les caméras de nuit ou sous-marines, on voit les animaux à quelques centimètres et on est vraiment plongé dans leurs univers.

    Le film montre des images qu’on n’avait jamais pu voir avec du suspens et un côté très grand spectacle. Entre une séance de drague avec un paresseux qui plonge dans l’eau et nage pour retrouver la belle, une bataille délirante entre un bébé iguane et des centaines de serpents, et des baleines qui dorment debout, c'est à couper le souffle. L’équipe a parcouru 22 pays pendant 3 ans et le but est de nous montrer la beauté de la nature et l’incroyable vie des animaux qui la peuplent. C’est d’ailleurs une production sino-anglaise et c’est la première fois qu’un documentaire international sort en Chine où les jeunes notamment s’intéressent de plus en plus à la nature. Bref on sait déjà que c’est un film culte.

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